Lire avec un iPad

Je me trouvais un jour dans le train, occupée à lire sur mon iPad quand un homme d’une soixantaine d’année s’est approché. Il m’a dit qu’il avait lui aussi un iPad et il voulait savoir comment on lisait des livres avec cet appareil. La réponse à cette question n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Il existe plusieurs applications permettant de télécharger des livres directement sur l’appareil et donc de les lire sans connection Internet. La plus connue est celle qui est livrée avec l’iPad: iBooks. Elle se présente sous la forme d’une étagère sur laquelle les livres sont disposés. Actuellement, elle offre des ouvrages gratuits essentiellement du domaine public (pour la plupart du projet Gutenberg). La majorité des ouvrages sont en anglais, mais il y a tout de même un choix de livres en français,  en allemand, en espagnol, en italien et en latin.

iBooks

L’application a d’intéressantes fonctionnalités rendant la lecture des ouvrages très attractive. Il est possible de copier du texte, de rechercher un terme dans le dictionnaire (en anglais seulement), de surligner un passage, d’écrire une note et de rechercher un terme dans l’ouvrage en cours de lecture, puis sur Internet. L’index permet de voir tous les signets et les notes. Evidemment, il est possible d’agrandir la police de caractère, de la modifier, de régler la luminosité et la couleur de fond (blanc ou sepia).

L’application Stanza est assez proche d’iBooks, même si elle se contente d’une liste d’ouvrages à la place d’une étagère. Elle permet d’accéder à un fond de textes du domaine public et à certaines maisons d’édition (dont O’Reilly). Outre le dictionnaire et la possibilité d’écrire des notes, il est aussi possible de partager un extrait sur Facebook et Twitter ou de l’envoyer par mail.

Enfin l’application Kindle donne accès au catalogue d’Amazon, ce qui correspond à une offre importante. La présentation des ouvrages est assez sommaire: on voit les couvertures, mais il n’y a pas d’étagère. Même s’il n’est possible que de surligner et d’annoter, l’application offre une fonctionnalité intéressante. Si elle est installée sur plusieurs appareils (iPhone, iPad, ordinateur) et utilisée avec le même compte, elle permet de synchroniser l’état de la bibliothèque et de la lecture. Si on lit quelques pages dans le train, on peut retrouver la page où l’on s’est arrêté quand on reprend sa lecture sur son portable. De plus, les passages surlignés sont agrégés par l’application et il est possible de voir quels passages ont été considérés comme intéressants par d’autres lecteurs et combien d’autres les ont mis en évidence. On s’achemine vers une sorte de lecture collective.

Parallèlement aux applications donnant accès à des bibliothèques gratuites ou payantes, il y a des applications-livres. Il s’agit essentiellement de livres illustrés ou de livres pour enfants, mais pas exclusivement. Les livres pour enfants sont très attractifs. Dans “La souris qui voulait manger un chat“, l’histoire est lue par une voix off.

La souris qui voulait manger un chat

L’iPad et les appareils similaires donnent une autre dimension à la lecture. Elle devient de plus en plus discursive. Le contexte est rapidement accessible. On peut partager facilement ses opinions, réactions, émotions. De plus, il devient possible de savoir comment les lecteurs, globalement, lisent un livre et ce qui les intéresse.

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