Un concours de blogs

De plus en plus, Internet est le lieu où fleurit une production et de diffusion de contenus de qualité dans les domaines les plus variés: littérature, musique, art, photographie, sans oublier les genres propres à Internet, comme les blogs. Il est temps de récompenser ceux qui passent beaucoup de temps à enrichie le Net avec des contenus de qualité. Les sites récompensant les sites existent depuis longtemps. Il est temps de s’intéresser aux contenus. Depuis l’an dernier, le festival de Roman s’est donné ce but. En 2007, il a récompensé 27 producteurs de contenus dans le domaine artistique, sur 2.000 candidats. Le concours est ouvert aux amateurs seulement (qui ne tirent pas de revenus de leur production en ligne). Il est possible de s’inscrire jusqu’au 29 février si votre production correspond aux thématiques du concours:

  • Thématique Arts Graphiques
  • Thématique Vidéo
  • Thématique Musique
  • Thématique Littérature
  • Thématique Blog

Le festival aura lieu les 18, 19 et 20 avril 2008. Pour en savoir plus, voir le site Internet:

http://www.festivalderomans.com/

Journée internationale des musées dans Second Life

Chaque 18 mai, sous l’égide de l’ICOM (International Council of Museums), se déroule la Journée internationale des musées. Le comité de l’ICOM choisit un thème différent d’une année à l’autre. Le musée comme agent de changement social et de développement est le thème de cette année.

Il s’agit d’un événement important: l’an dernier, plus de 20000 musées dans 70 pays y ont participé. Mais cette année, le monde virtuel fera partie de la fête. En effet, pour la première fois, un musée de Second Life accueillera officiellement des activités de la Journée internationale des musées. Il s’agit du Tech Museum of Innovation, rattaché à un musée du même nom sis dans la Silicon Valley. Ce musée de Second Life ses portes non seulement aux visiteurs, mais à ceux qui souhaitent créer des expositions. Les conditions de participation sont explicitées sur le site Web.

Le Tech Museum of Innovation de Second Life est certainement un lieu à ne pas manquer. Son bâtiment est inspiré de celui qui est se trouve dans la Silicon Valley.

Tech Museum of Innovation - bâtiment

Tech Museum of Innovation - plan

Son exposition est très interactive. Elle permet à chacun de faire des expériences en rapport avec l’art. Dans le domaine des arts visuels, on peut créer une image sur un tableau interactif, en changeant la couleur des différents carrés du tableau. Le musée a aussi simulé une machine à perspective, comme celle qui a été décrite par Albrecht Dürer.

Tech Museum of Innovation - machine à perspective de Dürer

Le mouvement physique n’est pas oublié, grâce aux sculptures dansantes: en touchant une sculpture, on se met à danser avec elle. Un trampoline permet à votre avatar de “s’envoyer en l’air”. Dans le domaine plus scientifique, on peut découvrir les différentes planètes du système solaire. Le Tech Museum of Innovation a aussi un auditoire et un bac à sable permettant aux résidents de Second Life de s’initier aux joies de la construction. Ce musée est de qualité et, comme son nom l’indique, innovatif. Les expériences sont bien choisies, bien pensées et bien réalisées.

Le site Internet du musée est aussi riche, puisqu’il offre, en plus des informations pratiques, quelques expositions virtuelles en ligne. De plus en plus, les musées ne pourront plus rester sur leur carré de terrain. Ils seront amenés à se déployer dans divers mondes virtuels: Internet, les réseaux sociaux, les univers 3D et peut-être même les téléphones mobiles.

http://icom.museum/release.social.change.html

Site du musée: http://www.thetech.org/

Page du musée de Second Life: http://www.thetech.org/techvirtual/

SLURL: http://slurl.com/secondlife/The%20Tech/197/159/38

Projet de musée sur YouTube

Grâce à une vidéo mise en ligne sur YouTube, il est possible de voir à quoi ressemblera le futur Musée cantonal des Beaux-Arts à Lausanne, qui devrait voir le jour au bord du lac, à Bellerive.

http://www.youtube.com/watch?v=uKfSDvGS_XI

La vidéo est aussi disponible sur le site officiel du projet: lien.

Grâce à cette vidéo, les citoyens vaudois peuvent découvrir l’intérieur du musée et son impact sur le paysage mieux qu’avec la traditionnelle maquette. Les technologies de l’information sont de plus en plus utilisées de projets architecturaux et urbanistiques. Chaque personne, pour peu qu’elle ait un accès à Internet, peut visualiser le projet et prendre position.

Les symboles de l’amour

The heart, première mise en ligne par arria.marcella.

Tel est le titre de la dernière exposition du Monastère, qui s’est ouverte le 14 février, le jour de la Saint-Valentin. La participation à l’exposition était ouverte à tous. Trois artistes ont présenté une oeuvre.
En entrant dans la chapelle du Monastère, où se tient l’exposition, on voit tout d’abord ce grand coeur et, si l’on a le son, on peut même en entendre les battements. Du verre de champagne, ce sont les vers d’un poète grec qui sortent à la place des bulles. Cette oeuvre est due à Alexicon Kurka, un résident de Second Life qui recrée avec talent des instruments de la Grèce ancienne.
Deux autres oeuvres sont visibles. L’une est une représentation du Taj Mahal. En effet, suivant la suggestion d’un autre résident de Second Life qui nous proposait d’exposer le Taj Mahal, comme symbole de l’amour, nous avons recherché dans le monde virtuel si ce bâtiment y avait été reconstruit. La version de Furia Freeloader, que nous avons découverte, était trop grande pour pour pouvoir être exposée dans la chapelle. Nous avons donc choisi de la présenter autrement. Nous en avons mis une image sur un des murs et nous avons reconstitué le long bassin dans lequel un reflet du vrai Taj Mahal apparaît. Il s’agit d’une photo du monde réel. Ainsi les deux mondes se rencontrent. Devant le bassin, nous avons mis un banc avec une seule “pose ball”. Il s’agit d’un élément très commun dans Second Life, permettant grâce à un simple clic de faire prendre une certaine posture à un avatar. C’est à dessein que nous n’avons qu’une seule “pose ball”, de couleur rose, donc destinée aux femmes. Cela rappelle la fameuse photo de la princesse Diana, qui était assise seule devant le monument. La photo avait fait le tour du monde et elle constituait une sorte de pré-annonce de la séparation du couple princier.
La dernière oeuvre est un grand panneau portant le mot amour dans de nombreuses oeuvres. Elle est le fait d’Ingeborg Apflelbaum, une poétesse du monde virtuel qui créé des activités autour de la poésie.
Finalement la curatrice de l’exposition, Arria Perreault, a déposé dans des vitrines trois symboles de l’amour. Deux sont classiques: un coeur et l’arc de Cupidon. Entre les deux, on peut admirer une paire de “pose balls”, une bleue et une rose, permettant à un couple de SLiens de s’embrasser. Dans Second Life, c’est vraiment un symbole de l’amour.
Grâce à cette exposition, la bibliothèque du Monastère s’est enrichie d’un ouvrage, une traduction anglaise du Banquet de Platon, un ouvragé dans lequel on se demande ce qu’est vraiment l’Amour.

Voilà à qui donne une idée du travail d’une curatrice d’exposition dans Second Life.

Pour en savoir plus:

Blog du projet “The Monastery”

http://ammonastery.wordpress.com

SLURL du Monastère

http://slurl.com/secondlife/Alpine%20Meadow/243/103/97

La campagne d’Egypte

Lors de sa campagne militaire en Egypte, Bonaparte avait emmené avec lui des savants. Le résultat de leurs observation a été réuni dans un ouvrage intitulé “La Description de l’Egypte” qui a fait date et qui reste aujourd’hui encore une source d’information importante pour la connaissance de l’Egypte ancienne. Les planches notamment constituent un témoignage important sur les monuments égyptiens antiques.
Cet ouvrage, qui comporte 20 volumes, est désormais disponible sous une forme numérique sur Internet. Le site Web a été créé, sous l’égide de la Bibliotheca Alexandrina (BA) et de l’International School of Information Science (ISIS), qui est l’institut de recherche de la nouvelle Bibliothèque d’Alexandrie.

L’interface Flash conçue pour la lecture de l’ouvrage est très simple à utiliser. Elle offre la possibilité de parcourir les différentes pages de texte ou de planches ou d’effectuer des recherches dans l’ensemble, grâce à un index de mots-clés ou à un outil de recherche libre. Une fois la page trouvée, il est possible de l’agrandir, de la tourner de 90 degrés, de la sauver sur son ordinateur (eh oui :-)), d’en garder le lien dans le navigateur ou de l’envoyer à un ami.
Voilà désormais un ouvrage fondamental du patrimoine disponible facilement sous une forme attractive. Et pour ceux qui n’auraient pas une liaison à large bande, un DVD est disponible.

http://descegy.bibalex.org/

Bibliotheca Alexandrina

ISIS

Tela totius terrae

Vous ne l’avez peut-être jamais remarqué, mais l’interface du moteur de recherche Google est aussi disponible en latin. Ce qui en dit long sur son universalité.

http://www.google.com/intl/la/

Il ne s’agit pas seulement de la première page. Certains liens conduisent vers des pages de détail également traduites en latin, comme “Excogitata Investigatio” (recherche avancée, “Optiones” (options), “Instrumenta de Linguis” (outils linguistiques). Même l’interface de recherche d’images est traduite.

Au fait comment dit-on Web en latin? Sur la version latine de Google Images, on peut lire le terme “tela”, pour la toile. Ce mot désigne bien la toile de l’araignée. En fait, l’expression complète, “tela totius terrae”, designe le World Wide Web et s’abrège ttt (correspondant à www).

http://la.wikipedia.org/wiki/Tela_totius_terrae

Quant au terme Internet, qui désigne le réseau (et pas seulement à la partie à laquelle nous accédons avec un navigateur), il est traduit par le terme interrete. Ce mot contient “rete” qui désigne le filet.

http://la.wikipedia.org/wiki/Interrete

Pourquoi le monde d’Internet et des nouvelles technologies cherche-t-il autant à se raccrocher à la culture antique qui constitue une partie importante de nos racines? Y a-t-il un côté sécurisant à savoir qu’il existe un équivalent latin (même s’il s’agit d’un néologisme) à un concept ou un outil au potentiel vertigineux? Comment expliquer l’existence de sims inspirés de l’Antiquité dans Second Life et même une Guilde dans World of Warcraft dont les membres se donnent comme règle de ne parler qu’en latin? La nouveauté est parfois effrayante. Le nombre de pages Web indexées par Google dépasse l’entendement. Alors passer par une interface en latin, c’est certainement rassurant.

Un musée sur votre bureau d’ordinateur

Voici une nouvelle manière de découvrir les collections d’un musée: non seulement, on reste chez soi, mais il n’est même pas nécessaire de se connecter sur le site du musée. Un widget est une petite application qui permet d’afficher des informations sur le bureau de l’ordinateur, comme la météo, l’heure, des nouvelles, ou qui offre des applications comme une calculatrice ou un pense-bête. Le Rijksmuseum a eu l’idée de recourir à un widget pour présenter sa collection.

Il faut tout d’abord télécharger le widget, qui s’installe très facilement. Il existe une version Mac et une version PC. Ensuite, à chaque fois que l’on affiche ses widgets sur son bureau, on peut voir un tableau de la collection du Rijksmuseum. L’oeuvre change chaque jour. Le widget a différentes fonctionnalités: on peut agrandir l’image. Il est aussi possible de “retourner” le tableau et de découvrir des informations sur cette oeuvre: l’auteur, l’année, un commentaire. Un lien conduit directement sur le site du Rijksmuseum.
C’est du reste l’occasion de découvrir ce site. Il exploite intelligemment les technologies Web pour valoriser ses collections. Tout d’abord, il s’agit d’une offre muséographique dans la mesure où il ne met pas simplement à disposition la collection en ligne. Il y a un choix de pièces qui sont présentées avec soin: le Masterpiece special. On peut découvrir ces oeuvres sur un écran: en passant la souris dessus, on peut agrandir l’image et en cliquant on accède à la fiche de l’oeuvre. Ces oeuvres sont aussi disposées sur une frise chronologique. Certaines pièces font l’objet d’un traitement particulier: il est possible d’obtenir des détails sur des détails. La célèbre “Ronde de Nuit” est ainsi décodée, de même qu’une magnifique maison de poupée.

Le Rijksmuseum est actuellement en rénovation. Pour garder ses pièces importantes toujours visibles, sa direction a eu l’idée de les exposer dans d’autres musées néerlandais. Le site offre une carte dynamique permettant de savoir où ces collections sont accessibles.

Site Internet:

http://www.rijksmuseum.nl/

Page de téléchargement du widget:

http://www.rijksmuseum.nl/widget?lang=en

La vie de Stendhal numérisée

Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, a laissé un texte autobiographique sous le titre de “La vie d’Henri Brulard”. La bibliothèque municipale de Grenoble présente le manuscrit numérisée de cette oeuvre sous une forme particulièrement attractive. En effet, il est possible de le feuilleter en ligne.

Il s’agit d’une application Flash, pourvue d’une animation grâce à laquelle on voit les pages se tournent. Petit raffinement: en entend même le bruit du papier. Une fois une page atteinte, on peut l’aggrandir pour mieux lire l’écriture serrée de l’auteur de la Chartreuse de Parmes.

L’édition diplomatique, aussi disponible en ligne, met côte à côte la transcription et le manuscrit. Un outil de recherche permet enfin de rechercher des termes dans le manuscrit.

Cerise sur le gâteau, la Bibliothèque municipale de Grenoble présente aussi une petite exposition virtuelle sur Stendhal, permettant de mieux faire connaissance avec l’écrivain et les détails de sa vie.

Manuscrit:
http://www.arkhenum.fr/bm_grenoble/stendhal/

Exposition
http://www.lectura.fr/expositions/stendhal/default.html

Musée virtuel comme objet de musée

Le sort le plus étonnant qui puisse arriver à un musée virtuel, c’est de devenir lui-même un objet de musée. C’est certainement le cas du Webmuseum. Sous ce terme, on retrouve un site créé par un étudiant français, Nicolas Pioch, en 1994, donc aux tout débuts du Web, sous le terme de WebLouvre. Mais son grand frère réel ayant pris ombrage de son existence, il a dû changer de nom.
C’est l’un des plus anciens musées virtuels sur Internet, présentant des oeuvres d’art provenant de diverses collections. Il est encore disponible aujourd’hui sur Internet, sur plusieurs sites miroirs.

Ce site appartient à l’histoire d’Internet et il a certainement ouvert une voie qui s’avère très fructueuse: la diffusion de contenus culturels, et notamment de reproductions d’oeuvres d’art, sur le Net.

http://www.ibiblio.org/wm/

Mémoire européenne

Pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Europe de l’après-guerre, le site du Centre virtuel de la connaissance sur l’Europe est un passage obligé. Il réunit en effet plus de 15’000 documents, textes, articles de journaux, lettres officielles, photos, vidéos, cartes, etc…
Pour se retrouver dans cette masse de documents, on peut utiliser le moteur de recherche ou passer par le système de navigation qui donne son nom à la banque de connaissance: European NAvigator. Les documents sont rangés chronologiquement (par événements historiques), selon les institutions (Union européenne ou Conseil de l’Europe par exemple). Plusieurs dossiers spéciaux sont également disponibles, dont le plus récent concerne Willy Brandt. On peut aussi se promener dans la médiathèque et retrouver les documents selon leur type (texte, photos, vidéos, …).
Le Thesaurus permet d’accéder à des documents selon des thèmes hiérarchisés. On connaît la complexité du jargon européen. Le site offre donc un lexique définissant les termes importants.

http://www.ena.lu/

Ce site s’adresse avant tout à un public de connaisseurs: étudiants, chercheurs, enseignants. Il a un système de navigation relativement complexe. L’accès à un document implique parfois l’ouverture de plusieurs fenêtres du navigateur, ce qui est un peu pénible.