Journée internationale des musées dans Second Life

Chaque 18 mai, sous l’égide de l’ICOM (International Council of Museums), se déroule la Journée internationale des musées. Le comité de l’ICOM choisit un thème différent d’une année à l’autre. Le musée comme agent de changement social et de développement est le thème de cette année.

Il s’agit d’un événement important: l’an dernier, plus de 20000 musées dans 70 pays y ont participé. Mais cette année, le monde virtuel fera partie de la fête. En effet, pour la première fois, un musée de Second Life accueillera officiellement des activités de la Journée internationale des musées. Il s’agit du Tech Museum of Innovation, rattaché à un musée du même nom sis dans la Silicon Valley. Ce musée de Second Life ses portes non seulement aux visiteurs, mais à ceux qui souhaitent créer des expositions. Les conditions de participation sont explicitées sur le site Web.

Le Tech Museum of Innovation de Second Life est certainement un lieu à ne pas manquer. Son bâtiment est inspiré de celui qui est se trouve dans la Silicon Valley.

Tech Museum of Innovation - bâtiment

Tech Museum of Innovation - plan

Son exposition est très interactive. Elle permet à chacun de faire des expériences en rapport avec l’art. Dans le domaine des arts visuels, on peut créer une image sur un tableau interactif, en changeant la couleur des différents carrés du tableau. Le musée a aussi simulé une machine à perspective, comme celle qui a été décrite par Albrecht Dürer.

Tech Museum of Innovation - machine à perspective de Dürer

Le mouvement physique n’est pas oublié, grâce aux sculptures dansantes: en touchant une sculpture, on se met à danser avec elle. Un trampoline permet à votre avatar de “s’envoyer en l’air”. Dans le domaine plus scientifique, on peut découvrir les différentes planètes du système solaire. Le Tech Museum of Innovation a aussi un auditoire et un bac à sable permettant aux résidents de Second Life de s’initier aux joies de la construction. Ce musée est de qualité et, comme son nom l’indique, innovatif. Les expériences sont bien choisies, bien pensées et bien réalisées.

Le site Internet du musée est aussi riche, puisqu’il offre, en plus des informations pratiques, quelques expositions virtuelles en ligne. De plus en plus, les musées ne pourront plus rester sur leur carré de terrain. Ils seront amenés à se déployer dans divers mondes virtuels: Internet, les réseaux sociaux, les univers 3D et peut-être même les téléphones mobiles.

http://icom.museum/release.social.change.html

Site du musée: http://www.thetech.org/

Page du musée de Second Life: http://www.thetech.org/techvirtual/

SLURL: http://slurl.com/secondlife/The%20Tech/197/159/38

Les symboles de l’amour

The heart, première mise en ligne par arria.marcella.

Tel est le titre de la dernière exposition du Monastère, qui s’est ouverte le 14 février, le jour de la Saint-Valentin. La participation à l’exposition était ouverte à tous. Trois artistes ont présenté une oeuvre.
En entrant dans la chapelle du Monastère, où se tient l’exposition, on voit tout d’abord ce grand coeur et, si l’on a le son, on peut même en entendre les battements. Du verre de champagne, ce sont les vers d’un poète grec qui sortent à la place des bulles. Cette oeuvre est due à Alexicon Kurka, un résident de Second Life qui recrée avec talent des instruments de la Grèce ancienne.
Deux autres oeuvres sont visibles. L’une est une représentation du Taj Mahal. En effet, suivant la suggestion d’un autre résident de Second Life qui nous proposait d’exposer le Taj Mahal, comme symbole de l’amour, nous avons recherché dans le monde virtuel si ce bâtiment y avait été reconstruit. La version de Furia Freeloader, que nous avons découverte, était trop grande pour pour pouvoir être exposée dans la chapelle. Nous avons donc choisi de la présenter autrement. Nous en avons mis une image sur un des murs et nous avons reconstitué le long bassin dans lequel un reflet du vrai Taj Mahal apparaît. Il s’agit d’une photo du monde réel. Ainsi les deux mondes se rencontrent. Devant le bassin, nous avons mis un banc avec une seule “pose ball”. Il s’agit d’un élément très commun dans Second Life, permettant grâce à un simple clic de faire prendre une certaine posture à un avatar. C’est à dessein que nous n’avons qu’une seule “pose ball”, de couleur rose, donc destinée aux femmes. Cela rappelle la fameuse photo de la princesse Diana, qui était assise seule devant le monument. La photo avait fait le tour du monde et elle constituait une sorte de pré-annonce de la séparation du couple princier.
La dernière oeuvre est un grand panneau portant le mot amour dans de nombreuses oeuvres. Elle est le fait d’Ingeborg Apflelbaum, une poétesse du monde virtuel qui créé des activités autour de la poésie.
Finalement la curatrice de l’exposition, Arria Perreault, a déposé dans des vitrines trois symboles de l’amour. Deux sont classiques: un coeur et l’arc de Cupidon. Entre les deux, on peut admirer une paire de “pose balls”, une bleue et une rose, permettant à un couple de SLiens de s’embrasser. Dans Second Life, c’est vraiment un symbole de l’amour.
Grâce à cette exposition, la bibliothèque du Monastère s’est enrichie d’un ouvrage, une traduction anglaise du Banquet de Platon, un ouvragé dans lequel on se demande ce qu’est vraiment l’Amour.

Voilà à qui donne une idée du travail d’une curatrice d’exposition dans Second Life.

Pour en savoir plus:

Blog du projet “The Monastery”

http://ammonastery.wordpress.com

SLURL du Monastère

http://slurl.com/secondlife/Alpine%20Meadow/243/103/97

Le Monastère est en place

Le Monastère a enfin rejoint son cadre: le sim Alpine Meadow.

Ses trois principales parties sont presque complètement aménagées, prêtes à recevoir des visiteurs:


La chapelle qui servira de cadre à des expositions


Le cloître avec, en son centre, une fontaine et, pour les fêtes, un sapin décoré


La bibliothèque et le scriptorium

Cet ensemble est l’oeuvre de cinq personnes, venant de pays et même de continents différents. Chacun a apporté ses compétences particulières: construction, textures, scripts, etc.. La collaboration s’est faite naturellement, même si les horaires décalés entre les Etats-Unis et l’Europe ne facilitent pas toujours les choses. Je me souviens que l’une des constructrices arrivait au moment où j’allais me coucher. Nous n’avions qu’un bref moment pour échanger des idées.
La construction du bâtiment ne s’arrête pourtant pas là. Il sera amélioré sans cesse. Nous prévoyons, par exemple, d’y aménager une crypte.

Lien direct (pour ceux qui ont un compte sur Second Life):

http://slurl.com/secondlife/Alpine%20Meadow/216/102/97

Un nouveau sim dans Second Life: Alpine Meadow

Le troisième sim du CDS (Confederation of Democratic Simulators) était en préparation depuis plusieurs mois. L’idée principale du projet était de lier les deux sims existant: Neufreistadt (une cité médiévale bavaroise) et Colonia Nova (une ville romaine créée sur le modèle de la Cologne antique). Comme Neufreistadt a une altitude élevée et que Colonia est pratiquement au niveau de la mer, ce sim intermédiaire doit avoir une pente avec un degré très fort. C’est donc le thème d’une prairie alpine qui s’est imposé (ou un mayen, si vous préférez…).
Ce sim présente une particularité: afin de conserver son aspect campagnard, les parcelles sont éloignée les unes des autres pour laisser des espaces vides. Grâce à cela, les parcelles sont dotées d’un nombre de primitives (briques de construction) double de celui qu’on a habituellement dans Second Life.
Désormais la vente des parcelles est ouverte à tous. On trouvera tous les renseignements utiles sur la page suivante du forum du CDS:

http://forums.slcds.info/viewtopic.php? … t&sd=a

Les personnes qui acquièrent une parcelles devront construire des bâtiments respectant le thème: ferme, chalet ou maison forte (petit château). Elles auront aussi droit de cité dans le CDS qui gère ses sims à travers un gouvernement élu démocratiquement tous les six mois et qui s’est doté d’une constitution.

Un seul bâtiment est prévu dans le plan du sim: le Monastère. Il s’agit d’une reconstitution d’un monastère médiéval, vaguement inspiré de celui de Saint-Ursanne (mais sans aucune précision). Ce monastère est désécularisé (donc lié à aucune communauté religieuse). L’achat du terrain a été possible grâce à des dons. Le Monastère sera géré par une ONG qui y développera des activités, essentiellement des expositions, des discussions, des conférences, des performances, des concerts. Le Monastère est ouvert à tous et se veut aussi un lieu d’accueil dans Second Life.


Futur emplacement du Monastère


Place occupée par le batiment


Vue sur la cascade du côté de la bibliothèque


Vue sur le château de Neufreistadt depuis le clocher de la chapelle

Concert virtuel

Il y a déjà beaucoup de concerts dans Second Life. Il s’agit souvent d’artistes qui essaient de se faire connaître de cette manière. Mais des orchestres symphoniques, c’est plus rare. Le Royal Liverpool Philharmonic l’a tenté. Il a fait construire une réplique de son théâtre sur une île de Second Life.

Le concert a été enregistré et est projeté sur vidéo. Cela signifie qu’on peut y aller à tout moment. Ainsi on échappe à la notion d’événement, si problématique dans Second Life. En effet, dès qu’il y a une certaine affluence (entre 40 et 70, selon les modèles de sim), l’île crashe et tout le monde est éjecté.
Le concert débute par l’hymne national anglais, puis le programme proprement dit commence. L’image n’est pas exceptionnelle, mais on a le son concert, avec toute son ambiance.
Tout le monde ne peut pas se rendre dans une salle de concert, faute de moyen ou à cause des distances. Dans certaines salles, il est même très difficile d’obtenir un billet, presque tout étant vendu sur abonnement. Voilà peut-être une manière d’amener à la musique ceux qui ne fréquentent pas les concerts.

http://www.nytimes.com/2007/09/18/arts/ … 6LTq0vIBUg

Virtual Philadelphia

La ville de Philadelphie sera prochainement dotée d’un modèle en 3D de son centre ville, accessible en ligne. Ce projet est dû à l’initiative du Center City District (CCD), une association de partenaires économiques privés dont le but est d’améliorer les activités commerciales et de maintenir le centre ville propre. Les internautes pourront visiter la cité virtuellement, en marchant, en volant ou bien au volant d’un véhicule. Outre la pure flânerie, ce modèle 3D permettra d’autres activités. On pourra y découvrir des projets de développement, notamment de nouvelles constructions. On y cherchera des locaux à louer ou bien à acheter. On obtiendra toutes sortes d’informations sur la vie à Philadelphie. Les entreprises pourront y offrir des services.

Ce projet montre bien l’intérêt de la 3D comme interface d’accès à l’information et aux services. Elle a longtemps été considérée comme peu ergonomique par les spécialistes. Cependant une nouvelle génération d’usagers sensibilisée à la 3D par les jeux vidéos arrive à l’âge adulte, ce qui rend ce mode intéressant. C’est aussi un des enseignements du monde virtuel de Second Life: la 3D peut servir à d’autres activités que le jeu.
L’un des usages de Virtual Philadelphia qui me semble très prometteur est celui de la publication de projets architecturaux. Un tel modèle 3D permet de simuler l’aspect d’un quartier avec des constructions futures, donnant aux citoyens la possibilité de se faire une meilleure opinion. On sait en effet que les plans sont des documents difficiles à lire pour le commun des mortels. Les dessins et maquettes ne donnent qu’une idée approximative.
Virtual Philadelphia est un projet privé, mais on peut tout à fait imaginer que de grandes villes se dotent de tels modèles 3D pour informer leurs citoyens et développer leurs activités économiques.

http://www.centercityphila.org/virtualp … fault.aspx

Monastère dans Second Life

Ces images sont celles d’un monastère en construction sur Second Life. C’est l’un des projets qui m’occupent actuellement. Ce monument devrait trouver place sur un sim qui n’existe pas encore. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une reconstitution. Les reconstitutions exactes sont difficiles à faire dans Second Life pour des raisons techniques. Le nombre d’éléments sur une certaine surface est limité, ce qui impose des choix. De plus, il n’est pas possible d’importer des mesures de bâtiments comme cela peut se faire dans certains logiciels 3D*.
Pourquoi un monastère dans Second Life? Dans ce cas précis, il n’abritera pas une communauté religieuse. Il est censé prendre place dans un sim entre une ville romaine et une ville médiévale. Les monastères sont les institutions qui ont fait le lien, dans la transmission des savoirs, entre ces deux époques. Ce monastère se présentera plutôt sous la forme d’un monument restauré dans lequel on pourra organiser des réunions et des expositions. De plus, il devrait jouer le rôle de lieu d’accueil pour les néophytes. Ces derniers devraient y trouver des informations et peut-être y rencontrer des personnes expérimentées pour les conseiller.


Vue aérienne


Le cloître

Il y a encore beaucoup de travail à effectuer. Quand le gros-oeuvre sera terminé. Il s’agira de travailler sur les textures, un domaine passionnant. Enfin, il faudra le scinder en plusieurs grands morceaux pour le déménager.

* Second Life permet toutefois d’importer des éléments construits avec des logiciels 3D. Cette technique devrait permettre de créer des éléments plus complexes.

Fermeture des casinos

Petite révolution dans Second Life: Linden a décidé de faire appliquer sa nouvelle politique en matière de jeux de hasard. Tous les jeux qui répondent à deux critères:

– le gagnant est déterminé par hasard
– le prix est payé en Linden dollars ou dans toute autre monnaie

sont désormais indésirables, car ils contreviennent à la loi.
Cette décision montre à quel point Second Life est un monde “pas si virtuel que ça”. Les lois du monde réel s’appliquent. Dans les réactions à la note postée sur le blog de Second Life, on peut lire les inquiétudes des résidents: certains demandent par exemple s’il faut déclarer un jour au fisc les revenus de leurs boutiques (ou de tout autre commerce…).

http://blog.secondlife.com/2007/07/25/w … ew-policy/

En tous les cas, il sera intéressant de voir les conséquences cette décision sur les indicateurs économiques de Second Life.

Peut-être une zone de turbulence en vue!

Imaging the future

Les 4 et 5 juillet avait lieu, en marge du Festival international du film fantastique de Neuchâtel (NIFF), la seconde édition du symposium “Imaging the Future”. J’y avais été invitée pour parler de Second Life. Cette participation m’a permis de découvrir l’univers du jeu vidéo tant du point de vue esthétique, culturel et historique que du point de vue de sa production technique.
Le matin du 5 juillet, Pierrick Thébault a présenté le jeu vidéo comme une production culturelle, en mettant en avant son évolution graphique qui part d’une abstraction extrême (Pong) au photo-réalisme, en passant par des styles influencés par la BD. Aujourd’hui les créateurs ont une vaste palette à disposition et les ordinateurs ont de grandes capacités de calculs. De fait, le retour à l’abstraction ou à la stylisation sont de véritables choix maintenant.

Cette journée a été l’occasion de mieux comprendre la fabrication de ces jeux qui est très couteuse. On a eu la démonstration de deux systèmes permettant de faciliter le travail des créatifs qui devraient pour mieux se concentrer sur le scénario et le contenu et s’éviter des routines fastidieuses. La société Pixelux a présenté son logiciel permettant de simuler la cassure de matériaux divers (DMM). Cet outil permet de créer les séquences où des éléments de décor (mur, barrière, etc…) sont détruits lors d’un impact. Il s’agit de simulation en temps réel, donnant une grande impression de réalisme. Le principal client de cette firme n’est autre que Lucas Arts qui l’utilise actuellement pour créer un nouveau sur Stars War, “The Force Unleashed”.

http://www.pixeluxentertainment.com/

http://www.lucasarts.com/games/theforceunleashed/

Hyperion, présenté par Samir Fitouri, est un outil conçu pour aider les développeurs et les artistes à créer rapidement des solutions 3D en temps réel, par exemple des démos, des jeux, etc… Cette application met le 3D en temps réel à la portée des personnes ayant peu d’expérience dans le domaine. De plus, il est gratuit pour une exploitation non commerciale.

http://www.ozone3d.net/hyperion.php

http://www.hypergraphics3d.com/

Parmi les démos présentées, une m’a particulièrement frappée. C’est une galerie virtuelle d’un artiste-peintre. En s’approchant des tableaux, on peut voir le relief de la peinture et les effets de la lumière dessus. Avec cela, le musée virtuel n’est pas loin …

http://www.aziz-elhihi.ch/galerie_virtuelle.php (ne marche pas sur Mac)

Avec ma présentation, on rejoignait le style 3D quick and dirty de Second. J’ai d’abord essayé de montrer que SL n’est pas un univers aussi virtuel qu’on l’imagine, si l’on se réfère à la définition de Pierre Lévy. C’est un univers actualisé, qui impose maintenant beaucoup de contraintes à celui qui y entre. De même, SL n’est pas un jeu au sens du terme anglais “game”, car il n’y a ni score, ni quête. En revanche, il est possible d’y jouer, si l’on donne à jeu le sens du mot anglais “play”: le jeu des enfants, le jeu de l’acteur. Il est du reste vrai qu’il existe dans SL des zones où l’on pratique le jeu de rôle.
J’ai ensuite essayer de montrer que SL est un système qui a permis la rencontre de deux univers qui ont évolué en parallèle, l’univers de la visualisation 3D d’une part, qui s’est pendant longtemps limité au jeu, mais qui a aussi d’autres applications (simulation, imagerie médicale, etc…) et, d’autre part, Internet dans ses développements actuels.

Chat

Pour beaucoup de résidents, SL est un vaste chat 3D, dont il existe d’autres exemples, comme ActiveWorlds. Dans SL même, la voix est bientôt disponible.

Web 2.0

C’est le principe selon lequel les utilisateurs produisent le contenu. On le voit à l’oeuvre dans la blogosphère, Wikipédia. SL est basé uniquement sur ce principe. En effet, tout ce qu’on voit dans SL, des bâtiments aux vêtements a été créé par les résidents.

Open source

La notion d’open source est bien implémentée dans SL. Beaucoup de créateurs mettent à disposition gratuitement leurs produits. Les résidents sont friands de ces caisses d’objets gratuits qu’on appelle ds freebies. IBM met à disposition de ses visiteurs une bibliothèque de script. Beaucoup de résident collaborent et échangent scripts, textures et petits trucs.

Long tail

Il est impossible, pour des raisons de performance du système informatique, d’attirer une grande affluence dans un sim. Avec plus de 40 avatars, il peut “crasher”. Par conséquent, l’offre de SL correspond au modèle que l’on observe sur Internet, celui de la “long tail” ou longue traîne (de robe de mariée), à savoir celui d’une offre très vaste, mais de niche.

GeoWeb

Le développement de l’approche géographique sur Internet se retrouve aussi sur SL. En effet, la carte générale constitue un des outils de navigation dans le monde.

Internet des objets

SL est une préfiguration de l’Internet des objets. En effet, les avatars comme les objets et les actions répondent tous à un identificateur unique, mais avec la même architecture (comme les codes barres). Les objets sont capables de communiquer avec les avatars.

Voir SL sous cet angle permet mieux d’en comprendre les enjeux. Il constitue une partie de l’éco-système informationnel qui est en train de se mettre en place et montre que les univers 3D constituent aussi des modes d’accès à l’information (pour autant que cela ait une pertinence). De même, l’avatar est un moyen de parcourir cet éco-système informationnel et d’interagir avec lui. Il est difficile de savoir aujourd’hui quel sera l’avenir de SL, qui sera probablement en concurrence avec des systèmes analogues. Il est cependant certain que, grâce à lui, univers 3D et avatars ne seront plus confinés à l’univers du jeu et qu’ils entrent dans la boîte à outil des architectes de l’information. SL constitue une préfiguration du Web 3D.

Programme du symposium “Imaging the future”

http://www.imagingthefuture.ch/

http://www.nifff.ch/

Van Gogh en 3D

Un musée virtuel de Van Gogh vient d’ouvrir dans Second Live. On peut y admirer des oeuvres provenant de divers musées: cela confère à ce musée un aspect virtuel, mais ce n’est pas l’idéal dans Second Life, car une bonne qualité des reproduction n’est guère possible dans ce système. Cependant les concepteurs de ce musée ont eu l’idée de recréer certains tableaux en 3D.

Ainsi il devient possible de pénétrer et de s’asseoir dans cette fameuse chambre. Chaque objet représenté devient un élément individuel.
Le “merchandising” n’est pas oublié, comme dans les musées reéls. On peut repartir avec une partie du mobilier de la chambre représentée ci-dessus (chaises et tables) ou avec l’un des nombreux bouquets de fleurs peints par l’artiste. Ces objets orneront ensuite les maisons des résidents de Second Live.
Une des réussites de ce musée est certainement son ergonomie. Les architectes qui l’ont conçu ont pensé à guider les visiteurs et à faciliter leur trajet. On suit une large bande sur le sol, qui peut être de diverses couleurs, selon le thème traité. Pour passer d’un étage à l’autre, pas d’escalier (enfin des gens qui ont compris!), mais une zone de téléportation. Le visiteur voit les oeuvres, mais oublie un peu le bâtiment de pixel, presque transparent.

Une visite à recommander

Lien direct sur SL