Musées sur téléphone

La tendance est claire: le téléphone va devenir l’appareil de prédilection permettant d’accéder à Internet. Ainsi une présence sur Internet qui se veut efficace se doit d’offrir aussi des contenus adaptés aux téléphones. C’est déjà le cas de nombreux services, comme des horaires de train. Mais les musées viennent aussi sur ce terrain.

Le site Museum on the Go met à disposition des contenus provenant d’une dizaine musées. On peut y trouver des images, des sons, sonneries ou morceaux entiers. Pour être tout à fait honnête, il ne s’agit encore de visites virtuelles de musées. Cette offre correspond plutôt à une virtualisation de la boutique du musée. Elle permet d’emporter avec soi quelque chose provenant d’un musée, d’habiller son téléphone selon ses goûts de se démarquer.

L’offre la plus amusante que j’ai vue est celle de sonneries de téléphone reprenant des cris d’animaux ou des chants d’oiseaux. Vos collègues ou amis pourraient entendre un merle chanter dans votre poche.

Museum on the Go

http://www.museumonthego.com/

Un concours de blogs

De plus en plus, Internet est le lieu où fleurit une production et de diffusion de contenus de qualité dans les domaines les plus variés: littérature, musique, art, photographie, sans oublier les genres propres à Internet, comme les blogs. Il est temps de récompenser ceux qui passent beaucoup de temps à enrichie le Net avec des contenus de qualité. Les sites récompensant les sites existent depuis longtemps. Il est temps de s’intéresser aux contenus. Depuis l’an dernier, le festival de Roman s’est donné ce but. En 2007, il a récompensé 27 producteurs de contenus dans le domaine artistique, sur 2.000 candidats. Le concours est ouvert aux amateurs seulement (qui ne tirent pas de revenus de leur production en ligne). Il est possible de s’inscrire jusqu’au 29 février si votre production correspond aux thématiques du concours:

  • Thématique Arts Graphiques
  • Thématique Vidéo
  • Thématique Musique
  • Thématique Littérature
  • Thématique Blog

Le festival aura lieu les 18, 19 et 20 avril 2008. Pour en savoir plus, voir le site Internet:

http://www.festivalderomans.com/

La femme digitale

Isabelle Juppé (l’épouse d’Alain, politicien français qui a ouvert un blog depuis longtemps) vient de sortir un ouvrage intitulé “La femme digitale”. Elle essaie d’y montrer comment se développe le Web au féminin.

Son livre rassemble des témoignages de femmes qui ont su utiliser le Web pour faciliter leur vie, professionnelle, familiale, sociale ou même amoureuse. Certaines ont trouvé un nouveau souffle professionnel, d’autres ont pu concilier l’éducation de leurs enfants et un travail. On y voit des femmes lancer une entreprise, partager des recettes de cuisine, bloguer, … Mais l’ouvrage ne nous livre pas vraiment une analyse approfondie sur la place de la femme dans le Web, et reste cantonné dans l’anecdotique. C’est dommage d’ailleurs, car la problématique est intéressante.
Mais qu’est-ce que le Web a de vraiment féminin. Au départ, sûrement rien. Il est né dans des milieux masculins où l’on élaborait de nouvelles technologies. Mais aujourd’hui, le Web n’est plus dans les mains des seuls techniciens. Il s’immisce de plus en plus dans notre vie quotidienne. Il touche des domaines aussi variés que la musique, la lecture, le travail, les loisirs, etc… Dès lors comment ne toucheraient-ils pas le monde des femmes. On aurait pu écrire un livre semblable sur les enfants ou les personnes âgées qui, de plus en plus, se connectent, ne serait-ce que pour rester en contact avec leurs petits-enfants.
Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’Internet tel qu’il se présente aujourd’hui, le Web 2.0., développe des valeurs qui sont habituellement considérées comme féminines, comme le partage, le multi-tâche, le réseau. De plus, il permet d’envisager de nouvelles manières de travailler (comme travailler à la maison, choisir son horaire comme on veut), qui sont particulièrement appréciées des femmes (mais pas exclusivement).
On peut ramener le Web à toutes sortes de catégories socio-démographiques, la vérité est qu’il s’immisce dans toutes les parties de la sociétés, qu’il s’agisse de classe d’âge, de genre ou de catégories socio-professionnelles. Le livre d’Isabelle Juppé en est, en quelque sorte l’illustration: les exemples qu’elle réunit montrent bien la variété des domaines dans lesquels Internet joue un rôle important.

J’ai personnellement eu une petite irritation en lisant ce livre: l’auteur donne une vision de la femme bien traditionnelle. On y parle de cuisine, d’amour, on indique souvent le nombre d’enfants de ces femmes qui ont su se frayer un chemin sur Internet. :-(

Isabelle Juppé veut – et c’est bien logique – continuer ses réflexions sur le Web. Elle a donc ouvert un blog où les femmes sont invitées à témoigner de leurs expériences.

http://www.lafemmedigitale.fr/

Un moteur de recherche d’images

Picsearch est un nouvel outil pour ceux qui recherchent des images sur Internet. Sur sa page d’entrée, il montre les quatre images les plus populaires de la semaine. Quand on va régulièrement sur le site, on se rend compte que les sujets choisis correspondent, en partie du moins, avec l’actualité.

Autre intérêt de ce site: il propose des termes de recherche proches pour aider l’utilisateur à préciser sa requête.
Comme Google Images, il est basé sur l’indexation du Web. Il ne s’agit donc pas d’un moteur qui analyse les images elles-mêmes.
Picsearch se présente également comme “Family Friendly”, dans la mesure où il filtre les contenus pour adulte. Il offre aussi la possibilité les images “offensante” qui se retrouveraient dans son index.
Il est aussi possible d’intégrer une boîte de recherche Picsearch sur son site, en intégrant un simple bout de code HTML:


http://www.picsearch.com/

Festival de cartes

A Chigaco vient de s’ouvrir le Festival des cartes, un ensemble de manifestations réunissant une trentaine d’institutions de la ville: instituts de recherche, musées, écoles et même la vénérable Encyclopaedia Britannica. Autant d’expositions à découvrir pour le public.

http://www.festivalofmaps.com/ (site Flash uniquement)

Le site du Festival présente une certaine cohérence avec le thème puisqu’on y navigue à l’aide d’une carte dynamique de la ville. Les points mènent sur les fiches d’événements qui conduisent eux-mêmes vers les sites des institutions. C’est une manière agréable de découvrir les sites Internet des musées de Chicago dont certains recèlent de grandes richesses. Par exemple:

http://speculum.lib.uchicago.edu/

Ce que montrent toutes ces expositions, c’est l’importance de la carte géographique, un type de document riche en informations. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour qu’Internet accorde aux représentations géographique une place essentielle: Google Map et Google Earth, Yahoo Map et même la géographie “imaginaire” de Second Life constituent autant de manières de se mouvoir dans le monde virtuel et d’accéder à des informations.

Travailler au vert

Des enfants en bas âge à la maison? Pas envie de gonfler les foules qui se précipitent chaque matin et chaque soir dans les gares ou sur les routes? Désir de gérer son emploi du temps ou son temps d’emploi? La solution pour vous est peut-être de devenir une assistante virtuelle. C’est une plus nouvelle manière de travailler qu’un nouveau métier. Aux Etats-Unis, cette voie tente de plus en plus de personnes, notamment des femmes. Ces personnes sont à leur compte et offrent leurs services à d’autres personnes pratiquant le plus souvent des professions libérales, comme des avocats ou des médecins. Chacun peut y trouver son compte: le donneur de mandat n’a plus besoin de locaux aussi grands. L’assistante virtuelle est à la maison et peut travailler au moment où cela lui convient. Les assistants ont même leur association: International Virtual Assistants Association (IVAA).
International Virtual Assistants Association: http://www.ivaa.org/

Grâce à Internet, il est véritablement possible de travailler à distance, tout en partageant les mêmes dossiers informatiques. Google par exemple offre une véritable suite bureautique en ligne: traitement de texte, tableur et bientôt logiciel de présentation. A cela s’ajoute le calendrier partagé. Adobe et Microsoft annonce la sortie prochaine de leur suite bureautique en ligne, respectivement Buzzword et Office Live Workspace. Des firmes commencent à offrir de véritables bureaux virtuels, avec la possibilité de stocker sur un serveur distant des données en grande quantité que l’on peut atteindre et retravailler de tout endroit connecté à Internet.

Suites en ligne: http://www.01net.com/editorial/360127/m … -en-ligne/
Buzzword: http://preview.getbuzzword.com/
Office Live Workspace: http://office.microsoft.com/en-us/offic … 21033.aspx
Bureaux virtuels: http://www.01net.com/editorial/360671/m … -virtuels/

On assiste là à ce qui constitue un corollaire de la virtualisation: la déterritorialisation. Peu importe l’endroit où on se trouve, pour peu que l’on soit connecté à Internet, on peut collaborer avec d’autres personnes, travailler à des projets en commun. Voilà qui pourrait considérablement changer notre mode de vie. Les assistantes virtuelles l’ont déjà compris.

Virtual Philadelphia

La ville de Philadelphie sera prochainement dotée d’un modèle en 3D de son centre ville, accessible en ligne. Ce projet est dû à l’initiative du Center City District (CCD), une association de partenaires économiques privés dont le but est d’améliorer les activités commerciales et de maintenir le centre ville propre. Les internautes pourront visiter la cité virtuellement, en marchant, en volant ou bien au volant d’un véhicule. Outre la pure flânerie, ce modèle 3D permettra d’autres activités. On pourra y découvrir des projets de développement, notamment de nouvelles constructions. On y cherchera des locaux à louer ou bien à acheter. On obtiendra toutes sortes d’informations sur la vie à Philadelphie. Les entreprises pourront y offrir des services.

Ce projet montre bien l’intérêt de la 3D comme interface d’accès à l’information et aux services. Elle a longtemps été considérée comme peu ergonomique par les spécialistes. Cependant une nouvelle génération d’usagers sensibilisée à la 3D par les jeux vidéos arrive à l’âge adulte, ce qui rend ce mode intéressant. C’est aussi un des enseignements du monde virtuel de Second Life: la 3D peut servir à d’autres activités que le jeu.
L’un des usages de Virtual Philadelphia qui me semble très prometteur est celui de la publication de projets architecturaux. Un tel modèle 3D permet de simuler l’aspect d’un quartier avec des constructions futures, donnant aux citoyens la possibilité de se faire une meilleure opinion. On sait en effet que les plans sont des documents difficiles à lire pour le commun des mortels. Les dessins et maquettes ne donnent qu’une idée approximative.
Virtual Philadelphia est un projet privé, mais on peut tout à fait imaginer que de grandes villes se dotent de tels modèles 3D pour informer leurs citoyens et développer leurs activités économiques.

http://www.centercityphila.org/virtualp … fault.aspx

Raccourci

En surfant sur Internet, vous tombez sur une page intéressante. Vous aimeriez publier le lien sur votre blog ou bien l’envoyer à vos amis. Mais vous réalisez qu’il s’agit d’un URL très long, donc peu pratique. Souvent quand on les copie dans un mail, elles se cassent et les récipiendaires ne peuvent les ouvrir. Le site Tinyurl (traduisez par “Petit URL”) a une solution pour raccourcir une adresse longue comme le bras:

http://www.louvre.fr/llv/oeuvres/detail … ?CONTENT%3
C%3Ecnt_id=10134198673379867&CURRENT_LLV_NOTICE%3C%3Ecnt
_id=10134198673379867&FOLDER%3C%3Efolder_id=985272369650
0782&fromDept=true&baseIndex=8&bmUID=11893685857
25

Il suffit de la saisir pour obtenir une adresse notablement raccourcie:

http://tinyurl.com/34pnda

En principe, cette adresse vous amènera sur le site du Louvre.

Allo Police!

Nous avons déjà évoqué plusieurs fois l’Internet des objets. Ce qui paraissait encore bien théorique a trouvé une application des plus pratiques: dans un parking de la région parisienne, c’est un horodateur qui détecte l’arrivée des voitures et le dépassement du temps de parking autorisé. Quand ce dernier est dépassé, c’est l’horodateur lui-même qui dénonce le forfait à la police.

Tout se passe par wifi, sms, mail. Voilà qui aurait fait les délices de l’agent Longtarin, le souffre-douleur de Lagaffe. D’après l’article de Net.01 qui relate ce fait, ce système n’est pas (encore) rentable et a pour but de gérer le parking plutôt que d’encaisser le taux maximal d’amendes. Il faudra voir ce qui se passe à l’avenir, mais les contractuel(les) ont du souci à se faire, à mon avis.

http://www.01net.com/editorial/358028/l … arisienne/

Jardinage

Avec la rentrée scolaire revient le temps des devoirs. Il y a les exercices vite faits et les travaux de longue haleine. Parmi ces derniers, l’observation de la manière dont pousse un plant de haricot est un grand classique. Ayant servi d’aide laborantine à mon fils pour les soins et les mesures, je me suis demandée si ce phénomène bien connu n’était pas simulable numériquement.
Il semble que la simulation de la pousse des plantes ne soit pas un problème aussi trivial que celui de la résistance d’un matériau. Les plantes répondent en effet à une géométrie complexe. Mais des chercheurs s’attèlent à cette question. Ils savent simuler le développement d’une plante:

http://interstices.info/upload/plantes/root2D.ram (voir infographie)

A terme, le but est de mieux connaître les plantes, leur fonctionnement (par rapport aux conditions extérieures), voire de visualiser le développement d’une plante à partir d’une graine, sur son ordinateur.

Modéliser le vivant : créer des plantes virtuelles pour comprendre, simuler, tester.

En attendant cette époque où l’on verra pousser les haricots sur l’écran de l’ordinateur plutôt que dans un bocal, on peut toujours s’amuser à simuler son jardin avec un outil proposé par la BBC: Virtual Garden. L’application marche en ligne ou bien on peut la télécharger. Elle donne la possibilité de dessiner le jardin, de le meubler, d’y mettre des fleurs, des arbres de manière très simple. Ensuite on peut visualiser le résultat en 3D et obtenir des informations sur les différentes plantes choisies. Le rendu des plantes est peu détaillé. Le jardin lui-même semble figé, en l’absence de vent. L’intérêt de ce type d’outil est évident. Quand on achète des plantes ou des arbres, ils sont petits et on a toujours de la peine de se représenter le jardin tel qu’il sera une dizaine d’année plus tard. Bien entendu, cela ne remplace en rien le petit jardin devant la maison.

http://www.bbc.co.uk/gardening/htbg2/virtual_garden/

NB: la simulation d’un jardin est très aisée avec Second Life. Le problème est qu’il faut disposer d’un terrain et acheter des plantes dans les différents garden centers. Second Life offre une touche de réalisme un peu plus grande, grâce au vent et au son. Et votre avatar peut se relaxer dans ce jardin-là et y recevoir des amis.
Voir la note “Les jardins de Second Life”