Fête des mères

Les Romains célébraient les mères lors des Matronalia, le 1er mars. Cette fête était lié à la dédication du temple de Juno Lucina, c'est-à-dire l'aspect de la déesse Junon qui présidait aux enfantements. La fête moderne dédiée aux mamans a cependant été créée au début du 20ème siècle, dans divers pays occidentaux, à commencer par les Etats-Unis (1908).

Ma mère

Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.

Elle me baise au front, me parle tendrement,
D’une voix au son d’or mélancoliquement.

L’Orage

« Oh! dites-moi pourquoi, ma mère,
Je souffre depuis ce matin?
Pourquoi je ne suis plus légère?
Pourquoi j’ai dormi dans mon bain?

À ma mère

Parce que je sens que là-haut, dans les Cieux, les anges l’un à l’autre se parlant bas, ne peuvent, parmi leurs termes brûlants d’amour, en trouver un d’une dévotion pareille à celui de « Mère » ; en conséquence, je vous ai dès longtemps de ce nom appelée, vous qui êtes plus qu’une mère pour moi et remplissez le cœur de mon cœur, où vous installa la Mort en affranchissant l’esprit de ma Virginie.

À ma mère

Ô ma mère et ma nourrice !
Toi dont l'âme protectrice
Me fit des jours composés
Avec un bonheur si rare,
Et qui ne me fus avare
Ni de lait ni de baisers !

La voilà, pauvre mère, à Paris arrivée...

La voilà, pauvre mère, à Paris arrivée
Avec ses deux enfants, sa fidèle couvée !
Veuve, et chaste, et sévère, et toute au deuil pieux,
Elle les a, seize ans, élevés sous ses yeux
En province, en sa ville immense et solitaire,
Déserte à voir, muette autant qu'un monastère,
Où croît l'herbe au pavé, la triste fleur au mur,
Au coeur le souvenir long, sérieux et sûr.

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