Femmes poétesses
Aux enfants
Submitted by Arria on Sun, 02/22/2009 - 15:41Lorsque durant l’hiver, dans les soirs de tempêtes,
Sur l’oreiller moelleux posant vos blondes têtes,
Vous fermez vos grands yeux aux terrestres clartés,
Ne songez-vous jamais, enfants joyeux et roses,
Auxquels le ciel clément prodigue toutes choses,
A ceux qu’il a laissés seuls et déshérités ?
Qui es-tu ?
Submitted by Arria on Sun, 02/22/2009 - 15:39Je suis de ces rêveurs qui vont, l’âme joyeuse,
Errer dans la forêt sombre et mystérieuse
Où volent les oiseaux ;
Qui voudraient s’arrêter devant chaque merveille.
Devant chaque brin d’herbe, et qui prêtent l’oreille
Aux chansons des ruisseaux.
L’Inconnu
Submitted by Arria on Sun, 02/22/2009 - 15:38Hélas ! c’est donc ainsi que toute chose passe !
Chaque jour qui s’enfuit n’est jamais racheté,
Et le temps qui s’en va sans laisser nulle trace
Nous porte lentement jusqu’à l’éternité.
Le Progrès
Submitted by Arria on Sun, 02/22/2009 - 15:33Nous avons beau mêler tous les arts aux sciences,
Nous n’atteignons jamais à tes magnificences,
O nature, si grande et si simple à la fois !
Nous demeurons vaincus par tes divins modèles ;
Nos temples, nos palais, nos œuvres immortelles
Ne valent pas le dôme immense de tes bois.
Les Ignorés
Submitted by Arria on Sun, 02/22/2009 - 15:31Les héros les plus grands, ce sont les moins connus,
Ce sont ceux qui dans l’ombre accomplissent leur tâche ;
Qui, sans murmures vains, travaillent sans relâche,
Puis rentrent dans la nuit dont ils étaient venus.
