{"id":414,"date":"2020-05-17T07:44:48","date_gmt":"2020-05-17T07:44:48","guid":{"rendered":"https:\/\/be-virtual.ch\/blog\/?page_id=414"},"modified":"2020-05-17T07:44:48","modified_gmt":"2020-05-17T07:44:48","slug":"virtuel","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/be-virtual.ch\/blog\/virtuel\/","title":{"rendered":"Virtuel"},"content":{"rendered":"<p><b>Virtuel \/actuel<\/b><\/p>\n<p>Avant d\u2019\u00eatre utilis\u00e9, le terme de virtuel doit \u00eatre soigneusement d\u00e9fini. Aujourd\u2019hui, on joint le terme de virtuel \u00e0 toutes sortes de concepts: la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, l\u2019image virtuelle, etc.. On trouvera une recension de l\u2019emploi de ce mot et de ses diverses modalit\u00e9s dans l\u2019ouvrage de Philippe Rigaut(1). Cet auteur d\u00e9crit les emplois de virtuel et assimile le terme de virtuel \u00e0 ceux de faux, falsification, d\u00e9tournement de la r\u00e9alit\u00e9. Selon lui,<\/p>\n<p><i><br \/>\nIl y aurait (\u2026) toute une r\u00e9flexion critique \u00e0 mener sur la notion de r\u00e9alit\u00e9 virtuelle. Celle-ci en effet s\u2019av\u00e8re extr\u00eamement probl\u00e9matique. Les NTIC permettent des actions \u00e0 la fois d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9es mais n\u00e9anmoins r\u00e9ellement agissantes ; circuler dans les all\u00e9es d\u2019un magasin qui n\u2019existe qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019animation en 3D sur un site Internet et dans lequel pourtant il est possible de faire ses courses (\u2026) constitue une exp\u00e9rience certes in\u00e9dite, qui c\u00e9l\u00e8bre la curieuse union du mouvement et de l\u2019immobilit\u00e9 . Mais fondamentalement, feuilleter un catalogue de vente par correspondance puis passer sa commande par t\u00e9l\u00e9phone appartiennent \u00e0 la m\u00eame cat\u00e9gorie d\u2019action.<\/i><\/p>\n<p><i>Il consid\u00e8re cependant qu\u2019\u00e0 \u00ab son stade le plus sophistiqu\u00e9, la m\u00e9diation num\u00e9rique organise toute une d\u00e9mat\u00e9rialisation de l\u2019action dont l\u2019individu peut \u00e0 pr\u00e9sent faire l\u2019exp\u00e9rience dans la quasi-totalit\u00e9 des contextes cognitifs auxquels il peut \u00eatre contraint de s\u2019adapter, tant dans sa vie professionnelle qu\u2019au travers de ses t\u00e2ches domestiques ou de ses activit\u00e9s de divertissement \u00bb. Et plus loin :<\/i><\/p>\n<p><i>La d\u00e9r\u00e9alisation que sont en train de mettre en \u0153uvre les nouvelles technologies, et tout sp\u00e9cialement celles impliquant immersion dans la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle et interactivit\u00e9, s\u2019organise dans de multiples espaces, tant professionnels que ludiques. Peu \u00e0 peu nous nous familiarisons avec l\u2019id\u00e9e d\u2019une continuit\u00e9 entre le r\u00e9el, tel que nous l\u2019\u00e9prouvons physiquement et sensoriellement, et sa reproduction num\u00e9rique. Au robot et au cyborg succ\u00e8de aujourd\u2019hui la figure fantasmatique de la vie virtuelle.<\/i><\/p>\n<p><i>Cependant, avant de parler de d\u00e9r\u00e9alisation, il faudrait peut-\u00eatre s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la notion de r\u00e9el, qui s\u2019oppose \u00e0 celle de virtuel. Or depuis quelques ann\u00e9es, la pens\u00e9e constructiviste a montr\u00e9 que ce que nous prenons pour le r\u00e9el est d\u00e9j\u00e0 une construction . Notre esprit per\u00e7oit le monde qui nous entoure en m\u00eame temps qu\u2019il le construit. La distinction entre virtuel et r\u00e9el devient donc d\u00e9licate :<br \/>\n<\/i><\/p>\n<p><i>La technologie de l\u2019Internet v\u00e9rifie la d\u00e9couverte de Ferdinand de Saussure, que le langage, appr\u00e9hend\u00e9 au niveau du signifiant, n\u2019est qu\u2019une mise en s\u00e9rie de diff\u00e9rences relatives et n\u00e9gatives, ce que l\u2019on peut \u00e9crire minimalement comme {0,1}: d\u00e8s l\u2019origine, le langage aura \u00e9t\u00e9 digital. On a reconnu l\u00e0 les deux \u00e9l\u00e9ments de base qui, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de tout ordinateur, peuvent se combiner en algorithmes pour cr\u00e9er du texte, calculer les trajectoires de fus\u00e9es atomiques, g\u00e9rer des portefeuilles, g\u00e9n\u00e9rer en bref un monde, une r\u00e9alit\u00e9 qui s\u2019impose de plus en plus, non pas, comme certains le croient, comme virtuelle, en doublet de la \u201cvraie r\u00e9alit\u00e9\u201d, mais comme le prolongement continu de ce que nous avons toujours connu sous le nom de cosmos: la fiction langagi\u00e8re de nos perceptions, qui fonde l\u2019imaginaire consistant de la vie humaine. En ce sens, rien de nouveau sinon une dilatation quasi infinie de la r\u00e9alit\u00e9 et de ses simulacres qui nous soutiennent. Les d\u00e9bats sur le plus ou moins de r\u00e9alit\u00e9 du virtuel sont donc, \u00e0 ce niveau, de faux d\u00e9bats: notre monde a toujours \u00e9t\u00e9 virtuel, d\u00e8s que l\u2019homme a commenc\u00e9 \u00e0 parler(2).<\/i><\/p>\n<p><i>Pierre L\u00e9vy reprend lui-m\u00eame une notion issue de la scolastique m\u00e9di\u00e9vale, red\u00e9couverte en quelque sorte par Gille Deleuze . Nous donnons ici quelques extraits de l\u2019ouvrage de Pierre L\u00e9vy, \u00ab Qu\u2019est-ce que le virtuel ? \u00bb(3) o\u00f9 il d\u00e9finit le virtuel et son corrolaire, l\u2019actuel. Ces deux notions, indissociables, seront fondamentales pour la compr\u00e9hension du mus\u00e9e virtuel que nous entreverrons sur Internet.<\/i><\/p>\n<p><b><i>Le virtuel<\/i><\/b><i><br \/>\n<\/i><\/p>\n<p><i>Le mot virtuel vient du latin m\u00e9di\u00e9val virtualis, lui-m\u00eame issu de virtus, force, puissance. Dans la philosophie scolastique, est virtuel ce qui existe en puissance et non en acte. Le virtuel tend \u00e0 s\u2019actualiser, sans \u00eatre pass\u00e9 cependant \u00e0 la concr\u00e9tisation effective ou formelle. L\u2019arbre est virtuellement pr\u00e9sent dans la graine. En toute rigueur philosophique, le virtuel ne s\u2019oppose pas au r\u00e9el mais \u00e0 l\u2019actuel : virtualit\u00e9 et actualit\u00e9 sont seulement deux mani\u00e8res d\u2019\u00eatre diff\u00e9rentes.<br \/>\n(\u2026)<br \/>\nLe virtuel, quant \u00e0 lui, ne s\u2019oppose pas au r\u00e9el mais \u00e0 l\u2019actuel. Contrairement au possible, statique et d\u00e9j\u00e0 constitu\u00e9, le virtuel est comme le complexe probl\u00e9matique, le noeud de tendances ou de forces qui accompagne une situation, un \u00e9v\u00e9nement, un objet ou n\u2019importe quelle entit\u00e9 et qui appelle un processus de r\u00e9solution : l\u2019actualisation.<\/i><\/p>\n<p><b>L\u2019actualisation<\/b><\/p>\n<p><i><br \/>\nL\u2019actualisation appara\u00eet alors comme la solution d\u2019un probl\u00e8me, une solution qui n\u2019\u00e9tait pas contenue \u00e0 l\u2019avance dans l\u2019\u00e9nonc\u00e9. L\u2019actualisation est cr\u00e9ation, invention d\u2019une forme \u00e0 partir d\u2019une configuration dynamique de forces et de finalit\u00e9s. Il s\u2019y passe autre chose que la dotation de r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 un possible ou qu\u2019un choix parmi un ensemble pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9 : une production de qualit\u00e9s nouvelles, une transformation des id\u00e9es, un v\u00e9ritable devenir qui alimente le virtuel en retour.<\/i><\/p>\n<p>Si on prend l\u2019image d\u2019un arbre, l\u2019arbre est virtuellement pr\u00e9sent dans la graine et il constitue son actualisation. Mais la forme de l\u2019arbre n\u2019est pas compl\u00e8tement d\u00e9termin\u00e9e par la graine. D\u2019autres composantes entrent en jeu : le terrain, le climat, etc..<\/p>\n<p>Pierre L\u00e9vy d\u00e9crit aussi le ph\u00e9nom\u00e8ne inverse \u00e0 l\u2019actualisation : celui de la virtualisation. Il y a une grande diff\u00e9rence entre la virtualisation et la r\u00e9alisation. Cette derni\u00e8re suppose un plan que l\u2019on suit \u00e0 la lettre : c\u2019est par exemple la construction d\u2019une maison.<\/p>\n<p><i>La virtualisation peut se d\u00e9finir comme le mouvement inverse de l\u2019actualisation. Elle consiste en un passage de l\u2019actuel au virtuel, en une \u201c\u00e9l\u00e9vation \u00e0 la puissance\u201d de l\u2019entit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e. La virtualisation n\u2019est pas une d\u00e9r\u00e9alisation (la transformation d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 en un ensemble de possibles), mais une mutation d\u2019identit\u00e9, un d\u00e9placement du centre de gravit\u00e9 ontologique de l\u2019objet consid\u00e9r\u00e9 : au lieu de se d\u00e9finir principalement par son actualit\u00e9 (une \u201csolution\u201d), l\u2019entit\u00e9 trouve d\u00e9sormais sa consistance essentielle dans un champ probl\u00e9matique. Virtualiser une entit\u00e9 quelconque consiste \u00e0 d\u00e9couvrir une question g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 laquelle elle se rapporte, \u00e0 faire muter l\u2019entit\u00e9 en direction de cette interrogation et \u00e0 red\u00e9finir l\u2019actualit\u00e9 de d\u00e9part comme r\u00e9ponse \u00e0 une question particuli\u00e8re.<\/i><\/p>\n<p>(\u2026)<\/p>\n<p><i>L\u2019actualisation allait d\u2019un probl\u00e8me \u00e0 une solution. La virtualisation passe d\u2019une solution donn\u00e9e \u00e0 un (autre) probl\u00e8me. Elle transforme l\u2019actualit\u00e9 initiale en cas particulier d\u2019une probl\u00e9matique plus g\u00e9n\u00e9rale, sur laquelle est d\u00e9sormais plac\u00e9 l\u2019accent ontologique. Ce faisant, la virtualisation fluidifie les distinctions institu\u00e9es, augmente les degr\u00e9s de libert\u00e9, creuse un vide moteur. Si la virtualisation n\u2019\u00e9tait que le passage d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 un ensemble de possibles, elle serait d\u00e9r\u00e9alisante. Mais elle implique autant d\u2019irr\u00e9versibilit\u00e9 dans ses effets, d\u2019ind\u00e9termination dans son processus et d\u2019invention dans son effort que l\u2019actualisation. La virtualisation est un des principaux vecteurs de la cr\u00e9ation de r\u00e9alit\u00e9 .<\/i><\/p>\n<p>Pierre L\u00e9vy donne comme exemple de virtualisation une entreprise classique, qui devient virtuelle :<\/p>\n<p>L\u2019organisation classique r\u00e9unit ses employ\u00e9s dans le m\u00eame b\u00e2timent ou dans un ensemble d\u2019\u00e9tablissements. Chacun des employ\u00e9s occupe un poste de travail pr\u00e9cis\u00e9ment situ\u00e9 et son emploi du temps sp\u00e9cifie ses horaires de travail. Une entreprise virtuelle, en revanche, fait un usage massif du t\u00e9l\u00e9travail ; elle tend \u00e0 remplacer la pr\u00e9sence physique de ses employ\u00e9s dans les m\u00eames locaux par la participation \u00e0 un r\u00e9seau de communication \u00e9lectronique et l\u2019usage de ressources logicielles favorisant la coop\u00e9ration .<\/p>\n<p>Ainsi, avec sa virtualisation, \u00ab le centre de gravit\u00e9 de l\u2019organisation n\u2019est alors plus un ensemble d\u2019\u00e9tablissements, de postes de travail et d\u2019emplois du temps mais un processus de coordination qui redistribue toujours diff\u00e9remment les coordonn\u00e9es spatio-temporelles du collectif de travail et de chacun de ses membres en fonction de diverses contraintes \u00bb. C\u2019est ainsi que fonctionnent les grands projets industriels actuels, dans lesquels les lieux d\u2019implantation des usines sont subordonn\u00e9s au projet et non le contraire.<\/p>\n<p>Toujours selon Pierre L\u00e9vy, une des cons\u00e9quences de la<\/p>\n<p>La d\u00e9finition que donne Pierre L\u00e9vy semble op\u00e9ratoire dans le domaine d\u2019Internet. Elle a le grand m\u00e9rite de s\u00e9parer les termes de virtuel et d\u2019irr\u00e9el et de permettre de comprendre que le virtuel est agissant et peut avoir des cons\u00e9quences dans la vie r\u00e9elle. Ce qui se produit dans une communaut\u00e9 virtuelle, dans une entreprise virtuelle a des retomb\u00e9es qui sont bien tangibles. Par cons\u00e9quent, faire entrer quelque chose dans un processus de virtualisation ne le d\u00e9r\u00e9alise en aucun cas. On ne fait que lui donner un autre mode d\u2019\u00eatre et la possibilit\u00e9 de s\u2019actualiser encore autrement.<\/p>\n<p>(1)Philippe Rigaut, Au-del\u00e0 du virtuel, L\u2019Harmattan, Paris, 2001<\/p>\n<p>(2)LEUPIN Alexandre, \u00ab La fin du sexe \u00bb, Chair et m\u00e9tal,<\/p>\n<p>(<a href=\"http:\/\/www.alexandreleupin.com\/articles\/findusexefr.htm\">http:\/\/www.alexandreleupin.com\/articles\/findusexefr.htm<\/a>)<\/p>\n<p>(3)Pierre L\u00e9vy, Qu\u2019est-ce que le virtuel ?, La D\u00e9couverte, Paris, 1995<\/p>\n<p>Voir le texte de Pierre L\u00e9vy: \u201c<a href=\"http:\/\/hypermedia.univ-paris8.fr\/pierre\/virtuel\/virt0.htm\">Sur les chemins du virtuel<\/a>\u201d<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>D\u00e9territorialisation<\/b><\/p>\n<p>Selon Pierre L\u00e9vy, une des cons\u00e9quences de la virtualisation est la <b>d\u00e9territorialisation<\/b> :<\/p>\n<p><i><br \/>\nLorsqu\u2019une personne, une collectivit\u00e9, un acte, une information se virtualisent, ils se mettent \u201chors-l\u00e0\u201d, ils se d\u00e9territorialisent. Une sorte de d\u00e9brayage les d\u00e9tache de l\u2019espace physique ou g\u00e9ographique ordinaire et de la temporalit\u00e9 de la montre et du calendrier. Encore une fois, ils ne sont pas totalement ind\u00e9pendants de l\u2019espace-temps de r\u00e9f\u00e9rence, puisqu\u2019ils doivent toujours se greffer sur des supports physiques et s\u2019actualiser ici ou ailleurs, maintenant ou plus tard. Et cependant la virtualisation leur a fait prendre la tangente. Ils ne recoupent l\u2019espace-temps classique que \u00e7a et l\u00e0, en \u00e9chappant \u00e0 ses poncifs \u201cr\u00e9alistes\u201d : ubiquit\u00e9, simultan\u00e9it\u00e9, distribution \u00e9clat\u00e9e ou massivement parall\u00e8le.<\/i>(1)<\/p>\n<p>En anglais, on utilise le terme d\u2019<b>everyware<\/b> pour parler des outils et services auxquels on peut acc\u00e9der tout le temps et \u00e0 partir de tous lieux, le plus souvent via le Web.<\/p>\n<p>(1)Pierre L\u00e9vy, Qu\u2019est-ce que le virtuel ?, La D\u00e9couverte, Paris, 1995, p. 18<\/p>\n<p>Voir le texte de Pierre L\u00e9vy: \u201c<a href=\"http:\/\/hypermedia.univ-paris8.fr\/pierre\/virtuel\/virt0.htm\">Sur les chemins du virtuel<\/a>\u201c<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Virtuel \/actuel Avant d\u2019\u00eatre utilis\u00e9, le terme de virtuel doit \u00eatre soigneusement d\u00e9fini. 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