{"id":98,"date":"2009-02-01T22:45:00","date_gmt":"2009-02-01T22:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/be-virtual.ch\/blog\/2009\/02\/01\/le-musee-en-ligne\/"},"modified":"2009-02-01T22:45:00","modified_gmt":"2009-02-01T22:45:00","slug":"le-musee-en-ligne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/be-virtual.ch\/blog\/2009\/02\/01\/le-musee-en-ligne\/","title":{"rendered":"Le mus\u00e9e en ligne"},"content":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai particip\u00e9 en tant qu&rsquo;intervenante dans un atelier lors des premi\u00e8res Assises du R\u00e9seau romand Science et Cit\u00e9. L&rsquo;atelier pour lequel je devais faire un des expos\u00e9s introductifs destin\u00e9 \u00e0 lancer la discussion et qui avait pour th\u00e8me \u00ab\u00a0Virtualit\u00e9s: mus\u00e9es virtuels et pr\u00e9sence mus\u00e9ale sur Internet\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&rsquo;un expos\u00e9 lumineux de Fran\u00e7ois Mairesse. Ce grand sp\u00e9cialiste des mus\u00e9es a montr\u00e9 combien le mus\u00e9e d&rsquo;aujourd&rsquo;hui pouvait se d\u00e9cliner en diverses combinaisons, \u00e0 partir d&rsquo;id\u00e9es et de contestations issues des ann\u00e9es 1960-70. Des mus\u00e9es vitrines aux mus\u00e9es exp\u00e9riences, des mus\u00e9es bricol\u00e9s aux mus\u00e9es d&rsquo;architecte qui font oublier le contenu \u00e0 leurs visiteurs, des mus\u00e9es au discours autoritaire aux mus\u00e9es participatifs, des mus\u00e9es r\u00e9els aux mus\u00e9es num\u00e9riques. Ainsi le mus\u00e9e, en tant que forme, est bien virtuel et chaque mus\u00e9e que nous visitons en constitue une actualisation possible.<\/p>\n<p>De mon c\u00f4t\u00e9, j&rsquo;ai soumis l&rsquo;id\u00e9e de l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une nouvelle mus\u00e9alit\u00e9 sur Internet, bas\u00e9e sur des pratiques diff\u00e9rentes issues de la culture num\u00e9rique. Une sorte de mus\u00e9alit\u00e9 parall\u00e8le \u00e0 celle des mus\u00e9es de briques et de ciment. La mus\u00e9alit\u00e9 est une attitude humaine fondamentale qui vise \u00e0 choisir des objets de la r\u00e9alit\u00e9 pour leur attribuer un sens particulier. Cette attitude explique par exemple la tendance \u00e0 la collection et \u00e0 la conservation d&rsquo;objets: bibelots dans une bo\u00eete en fer blanc ou souvenirs de familles pieusement conserv\u00e9s dans un grenier. Les soci\u00e9t\u00e9s elles-m\u00eames collectionnent \u00e0 travers leurs mus\u00e9es, leurs archives et leurs biblioth\u00e8ques.<\/p>\n<p>Le support a des cons\u00e9quences importantes sur les pratiques. Si une mus\u00e9alit\u00e9 \u00e9merge dans le monde num\u00e9rique, elle sera influenc\u00e9e par la nature des technologies num\u00e9riques. Ces derni\u00e8res sont bas\u00e9es sur trois piliers:<\/p>\n<ul>\n<li>La num\u00e9risation<\/li>\n<li>L\u2019algorithmique<\/li>\n<li>La mise en r\u00e9seau<\/li>\n<\/ul>\n<p>La <b>num\u00e9risation<\/b> est un processus r\u00e9duisant les contenus en langage binaire. Dans la r\u00e9alit\u00e9 sensible, ces contenus apparaissent comme tr\u00e8s diff\u00e9rents : image, son, texte. Mais pour un ordinateur, ils ne sont qu\u2019une suite de 0 et de 1.<br \/>Un <b>algorithme<\/b> est un \u00e9nonc\u00e9 dans un langage bien d\u00e9fini d\u2019une suite d\u2019op\u00e9rations permettant de donner la r\u00e9ponse \u00e0 un probl\u00e8me. On trouve des algorithmes s\u2019appliquant \u00e0 divers objets : compression de donn\u00e9es, tri, cryptographie, graphes, graphisme, g\u00e9nie logiciel, math\u00e9matiques, texte. En termes plus clairs, l\u2019algorithmique permet de manipuler les contenus num\u00e9riques, par exemple en les identifiant (moteur de recherche), en les modifiant (transformations graphiques), en les remixant (logiciels de montage vid\u00e9o).<br \/>La <b>mise en r\u00e9seau<\/b> consiste \u00e0 tisser des liens entre diff\u00e9rentes machines. Les donn\u00e9es sont stock\u00e9es de mani\u00e8re d\u00e9centralis\u00e9e, mais accessibles de tout autre point sur le r\u00e9seau. Il existe aujourd\u2019hui plusieurs r\u00e9seaux : Internet, les r\u00e9seaux t\u00e9l\u00e9phoniques, les r\u00e9seaux de t\u00e9l\u00e9vision. Pratiquement toute les contenus circulant sur ces r\u00e9seaux sont num\u00e9riques maintenant.<br \/>Ces trois piliers des technologies de l\u2019information affectent profond\u00e9ment les contenus qu\u2019elles traitent. Un des effets les plus importants est la suppression de la notion d&rsquo;original. Dans le domaine de la photographie num\u00e9rique, un fichier peut \u00eatre copi\u00e9 sans aucune perte de qualit\u00e9. De nombreuses biblioth\u00e8ques ont conserv\u00e9 des manuscrits d&rsquo;\u00e9crivain et ces documents ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s \u00e9tudi\u00e9s, car ils permettaient de mieux comprendre la d\u00e9marche de l&rsquo;auteur. Ces documents n&rsquo;existent plus (ou de moins en moins) pour les \u00e9crivains de notre si\u00e8cle. Le recours au traitement de texte rend difficile ce type d&rsquo;\u00e9tudes. En revanche, tout l&rsquo;historique du travail collaboratif de Wikip\u00e9dia est visible et accessible (et la consultation de ces historiques est parfois hautement int\u00e9ressante). Il n&rsquo;y a donc plus d&rsquo;original dans le monde num\u00e9rique (ou alors il doit \u00eatre cr\u00e9\u00e9 artificiellement, comme on le voit parfois dans Second Life). Le succ\u00e8s se mesure plut\u00f4t \u00e0 la copie, \u00e0 la diffusion et \u00e0 la r\u00e9utilisation des fichiers dans le monde num\u00e9rique. Les internautes adorent s&rsquo;envoyer des fichiers num\u00e9riques ou les republier sur leurs blogs. Ils aiment retravailler les ressources num\u00e9riques et les remixer.<\/p>\n<p>Il est certainement trop t\u00f4t pour d\u00e9gager les grandes lignes d&rsquo;une mus\u00e9alit\u00e9 en ligne, mais on peut d\u00e9j\u00e0 esquisser quelques tendances d\u00e9j\u00e0 existantes aujourd&rsquo;hui sur diverses plateformes comme la blogosph\u00e8re, le Web collaboratif  (comme Wikip\u00e9dia), les sites de partage de fichiers images, audio ou vid\u00e9o, les r\u00e9seaux sociaux, les univers persistants en 3D:<\/p>\n<ul>\n<li>La copie qui permet de s\u2019approprier une \u0153uvre, de la diffuser.<\/li>\n<li>Le partage a \u00e9t\u00e9 popularis\u00e9 par les plateformes peer to peer. C\u2019est devenu une philosophie. Les licences Creative Commons sont tr\u00e8s utilis\u00e9es pour permettre aux autres d\u2019utiliser ses propres cr\u00e9ations, avec ou sans citation.<\/li>\n<li>La transformation est devenue un \u00e9l\u00e9ment essentiel de la cr\u00e9ation, comme on le voit surtout dans le domaine musical. Des morceaux de musique sont mis \u00e0 disposition des internautes qui peuvent ensuite les remixer. On peut parler de co-cr\u00e9ation ou de cr\u00e9ation collective.<\/li>\n<li>L\u2019indexation est une pratique plus pointue, mais tr\u00e8s pr\u00e9sente sur le Web sous la forme d\u2019indexation sociale ou folksonomy. Elle consiste \u00e0 attribuer des mots-cl\u00e9s \u00e0 des objets en ligne. Cette pratique peu visible est pourtant essentielle pour l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019acc\u00e8s aux contenus, notamment les contenus non textuels.<\/li>\n<li>L\u2019ouverture des syst\u00e8mes (mash up, API) permet d\u2019utiliser diverses sources pour cr\u00e9er une mise en valeur des contenus. C\u2019est le cas, par exemple, de cartes dynamiques cr\u00e9\u00e9es avec des syst\u00e8mes cartographiques ouverts.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Olivier Glassey a pr\u00e9sent\u00e9 aussi un expos\u00e9 consacr\u00e9 \u00e0 la folksonomy ou indexation sociale. C&rsquo;est une pratique tr\u00e8s visible dans un site comme Flickr et c&rsquo;est un des principaux outils permettant d&rsquo;exploiter les 3 milliards du site. Il a \u00e9voqu\u00e9 le projet Steve, dont le but est d&rsquo;\u00e9tudier la pratique de l&rsquo;indexation sociale sur des sites de mus\u00e9es. Il a relev\u00e9 que 90% des concepts entr\u00e9s par les internautes ne font pas partie de la documentation du mus\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans la discussion qui a suivi, il y a peut-\u00eatre trois points \u00e0 relever:<\/p>\n<ul>\n<li>l&rsquo;effet diligence du transfert des mus\u00e9es actuels dans le monde num\u00e9rique<\/li>\n<li>la question de l&rsquo;original<\/li>\n<li>la question de l&rsquo;autorit\u00e9 et du r\u00f4le du mus\u00e9e dans la diffusion du patrimoine<\/li>\n<\/ul>\n<p><b>L&rsquo;effet diligence du transfert des mus\u00e9es actuels dans le monde num\u00e9rique<\/b><\/p>\n<p>Le transfert des mus\u00e9es sur Internet n&rsquo;est pas aussi \u00e9vident qu&rsquo;on le pense. Des investissements sont consentis et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public n&rsquo;est pas forc\u00e9ment l\u00e0. Une des raisons pouvant expliquer cette situation est certainement l&rsquo;effet diligence. Dans l&rsquo;histoire des techniques, on a remarqu\u00e9 qu&rsquo;une innovation reste impr\u00e9gn\u00e9e de la technologie qu&rsquo;elle remplace. Ainsi les premiers wagons de chemin de fer ressemblaient-ils \u00e0 des diligences.<\/p>\n<p>Internet a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 son propre langage et ses propres codes. Une mus\u00e9ographie en ligne doit s&rsquo;adapter aux habitudes des internautes et non l&rsquo;inverse. Cela n\u00e9cessite un travail de r\u00e9flexion important et de meilleures connaissances des technologies de l&rsquo;information de la part des professionnels des mus\u00e9es. Dans mes observations des sites de mus\u00e9es, je rel\u00e8ve souvent la platitude des applications ludo-\u00e9ducatives pour les enfants, qui n&rsquo;offrent aucune comparaison possible avec ce que ces m\u00eames enfants exp\u00e9rimentent sur leur ordinateur ou leur console de jeux.<\/p>\n<p><b>L&rsquo;original<\/b><\/p>\n<p>Le r\u00f4le premier des mus\u00e9es est la conservation des oeuvres et objets pouvant t\u00e9moigner des activit\u00e9s humaines, mais aussi de la nature. Ce r\u00f4le se complique maintenant par la notion de patrimoine immat\u00e9riel. S&rsquo;il n&rsquo;y a aucun doute sur la n\u00e9cessit\u00e9 de conserver des oeuvres et des objets, on peut en revanche se demander si seul l&rsquo;original est digne d&rsquo;\u00eatre vu. C&rsquo;est certainement une conception culturelle qui varie avec l&rsquo;\u00e2ge et les cultures, tout comme les modes de jouissance de l&rsquo;art sont diff\u00e9rentes selon les aires culturelles. La copie a \u00e9t\u00e9 la norme pendant longtemps, comme en t\u00e9moignent les mus\u00e9es des moulages. Elle revient aujourd&rsquo;hui \u00e0 travers des expositions comme celle qui reconstituait la tombe de Toutankhamon. Il est difficile de savoir pourquoi notre \u00e9poque attache autant d&rsquo;importance \u00e0 l&rsquo;original. Peut-\u00eatre que l&rsquo;aisance mat\u00e9rielle dans laquelle nous baignons nous fait-elle d\u00e9sirer des objets authentiques. Peut-\u00eatre \u00e9galement que la facilit\u00e9 de se d\u00e9placer nous fait-elle pr\u00e9f\u00e9rer l&rsquo;original \u00e0 la copie. Pourtant quand je me rends dans des mus\u00e9es, j&rsquo;ai le sentiment que les visiteurs viennent y faire leur copie personnelle, munis d&rsquo;appareils photographiques et de cam\u00e9scopes, pour en jouir plus tard, chez eux, en famille ou avec des amis, ou m\u00eame sur Internet, sur des sites de partage. Le terme \u00ab\u00a0museum\u00a0\u00bbappara\u00eet dans le nuage de mots-cl\u00e9s les plus populaires , ce qui signifie que le mus\u00e9e fait partie des lieux o\u00f9 l&rsquo;on prend des photos.<\/p>\n<p>Du reste, tous les mus\u00e9es ne travaillent pas avec des pi\u00e8ces uniques originales : c\u2019est essentiellement le cas des mus\u00e9es d\u2019art et d\u2019histoire. Les mus\u00e9es vivants commes les jardins botaniques ou les zoos montrent essentiellement les individus issus de lign\u00e9es. Les mus\u00e9es d\u2019arch\u00e9ologie et d\u2019anthropologie ont souvent des objets qui appartiennent eux-m\u00eames \u00e0 des s\u00e9ries, notamment les objets de la vie quotidienne, mais aussi des objets de rituel. Les objets uniques sont souvent li\u00e9s \u00e0 la cr\u00e9ation artistique. Mais m\u00eame dans ce domaine, on a souvent affaire \u00e0 des copies anciennes : c\u2019est le cas de beaucoup de statues grecques qui ont \u00e9t\u00e9 copi\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine.<\/p>\n<p><b>La question de l&rsquo;autorit\u00e9 et du r\u00f4le du mus\u00e9e dans la diffusion du patrimoine<\/b><\/p>\n<p>La participation et la collaboration sont la norme dans le Web d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Les internautes peuvent aussi bien apporter des contenus nouveaux que commenter ceux qui existent. Leurs traces sont \u00e9galement souvent utilis\u00e9s pour mieux hi\u00e9rarchiser les contenus (les plus vus ayant souvent la meilleure place). Internet offre donc un grand contraste avec la mani\u00e8re dont les mus\u00e9es con\u00e7oivent leur r\u00f4le de m\u00e9diateur. Le visiteur est rarement invit\u00e9 \u00e0 parler (ou seulement dans le cadre d&rsquo;enqu\u00eates de satisfaction).<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e sur Internet peut-il \u00eatre 2.0, c&rsquo;est-\u00e0-dire participatif? La r\u00e9ponse \u00e0 cette question demande quelques nuances, \u00e9tant donn\u00e9 que, dans bien des cas, il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;\u00e9liminer le r\u00f4le des personnes comp\u00e9tentes dans la m\u00e9diation.  Que peut-on demander aux visiteurs des sites?<\/p>\n<p>&#8211; donner leur vision de la mati\u00e8re concern\u00e9e comme alternative \u00e0 la vision interne aux mus\u00e9es. On a vu que dans les exp\u00e9riences d&rsquo;indexation sociale, 90% des termes saisis par les internautes ne sont pas dans la documentation des mus\u00e9es. Cette vision ext\u00e9rieure permettra sans doute aux mus\u00e9es d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;acc\u00e8s aux objets des collections et leur pr\u00e9sentation. Si le terme \u00ab\u00a0hydrie\u00a0\u00bb ne dit plus rien au public d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, autant employer celui de carafe (puis pr\u00e9ciser dans une notice).<\/p>\n<p>&#8211; brasser les collections et faire de nouveaux choix. Le choix des oeuvres, des objets, des sujets d&rsquo;int\u00e9r\u00eat est soumis \u00e0 une certaine inertie. Laisser le public acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;ensemble des collections peut permettre de faire remonter quelques oeuvres \u00e0 la surface. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 sur Amazon: les commentaires des utilisateurs mentionnant des ouvrages plus anciens sur le m\u00eame sujet que le livre recherch\u00e9 ont relanc\u00e9 la vente de ces ouvrages.<\/p>\n<p>&#8211; laisser le public poser les questions et organiser les r\u00e9ponses gr\u00e2ce \u00e0 un r\u00e9seau de personnes comp\u00e9tentes.Le site TSR D\u00e9couvertes est une excellente illustration de cette m\u00e9thode (<a href=\"http:\/\/www.tsrdecouverte.ch\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/www.tsrdecouverte.ch\/<\/a>).<\/p>\n<p>&#8211; ouvrir \u00e0 un plus grand nombre de personnes la possibilit\u00e9 de devenir curateur ou commissaire d&rsquo;exposition. Beaucoup de personnes r\u00eavent de travailler dans un mus\u00e9e et en ont les comp\u00e9tences. Les technologies de l&rsquo;information permettent de cr\u00e9er un mus\u00e9e virtuel en ligne \u00e0 peu de frais.<\/p>\n<p>On le voit bien, le mus\u00e9e 2.0 n&rsquo;est pas forc\u00e9ment aussi radical qu&rsquo;on l&rsquo;imagine. Il instaure simplement une meilleure interaction entre les visiteurs et les mus\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour terminer, il faut peut-\u00eatre noter que dans le monde des biblioth\u00e8ques, la transition vers les technologies de l&rsquo;information se fait sans accroc. On peut acc\u00e9der aussi bien aux r\u00e9f\u00e9rences des ouvrages qu&rsquo;\u00e0 une partie des ouvrages eux-m\u00eames. Et personne ne doute du b\u00e9n\u00e9fice que cela peut apporter. Pour s&rsquo;en donner une id\u00e9e, il faut aller consulter la biblioth\u00e8ques de manuscrits e-codices:<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.e-codices.unifr.ch\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/www.e-codices.unifr.ch\/fr  <\/a><\/p>\n<p>Site des Assises du R\u00e9seau romand Science et Cit\u00e9 : <a href=\"http:\/\/www.rezoscience.ch\/rp\/sc\/assises.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/www.rezoscience.ch\/rp\/sc\/assises.html <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;ai particip\u00e9 en tant qu&rsquo;intervenante dans un atelier lors des premi\u00e8res Assises du R\u00e9seau romand Science et Cit\u00e9. 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