Fête nationale

Google a pensé à l’anniversaire de la Suisse …

Google Dooddle pour le 1er août

 

Tous les cantons et demi-cantons y sont.

Design fiction

Jusqu’à présent, la manière la plus évidente d’imaginer le futur est la science-fiction, qui fait une projection des découvertes scientifiques dans des histoires se passant dans le futur. La science-fiction s’adresse à une audience. Le design s’intéresse aux utilisateurs. D’où l’idée d’un “design fiction” permettant d’imaginer le futur non pas à travers des histoires, des textes, mais en imaginant les artefacts du futur. Tour à tour, Bruce Sterling, écrivain,  Anthony Dunne et Rachel Armstrong évoquent cette approche pleine de promesses.

Calendrier de l’Avent 2012

Le Calendrier de l’Avent 2012 est consacré à l’âne. Cet animal, à la fois humble et têtu, fait partie de l’imagerie de Noël. Il réchauffe l’enfant Jésus dans sa modeste couche. Il accompagne la Sainte Famille dans sa fuite en Egypte. Ces épisodes des Evangiles ont inspiré des artistes, de même que l’arrivée de Jésus à Jérusalem sur un âne le dimanche précédent sa mort. Mais l’âne est aussi un animal domestique, chargé de lourdes tâches accompagnant les humains dans leurs destins heureux ou malheureux. Il est aussi la monture favorite des enfants. Sous tous ces aspects, il est devenu un sujet pour les peintres. Ce calendrier de l’Avent lui rend hommage.

Luc Olivier Merson, Repos pendant la fuite en Egypte, 1879, Museum of Fine Arts

On peut découvrir ce Calendrier de l’Avent sous plusieurs formes:

  • Web: le calendrier est intégré dans une page de ce blog.
  • La version intégrée dans le blog présente des détails des peintures sélectionnées. Les peintures complètes sont à découvrir chaque jour dans Pinterest.
  • Nos premiers calendriers de l’Avent ont été créés dans Second Life. Nous maintenons encore la tradition cette année. Vous pouvez découvrir une version géante du calendrier dans le cadre idyllique du Monastère, décoré pour la période de Noël. Deux ânes vous y attendent.

Calendrier de l'Avent 2012

Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir avec ce calendrier de l’Avent. Quant aux petits curieux qui chercheront à découvrir les images en avance, ils en seront pour leurs frais. En effet, l’âne est une image couramment utilisée comme métaphore de certains défauts humains.

Fly me to me moon

Au moment où le monde entier s’extasie de voir un petit robot, Curiosity, explorer les cailloux martiens à coup de rayons laser, Neil Armstrong, le premier humain à avoir foulé le sol lunaire, à avoir marché sur un autre corps céleste que la Terre, meurt à l’âge 82 ans. La coïncidence de ces deux événements peut nous inciter à réfléchir au sens de la recherche spatiale pour l’humanité. Neil Armstrong a acquis une stature héroïque qui le met au niveau d’un Christophe Colomb. Oubliés les milliers d’ingénieurs qui ont oeuvré à la construction de fusées pour permettre son exploit. C’est lui et lui seul dont le nom restera inscrit dans les livres d’histoire. On aurait cependant tort de minimiser son exploit. Quand on voit, avec le recul, ce qu’était une fusée Saturne ou bien quand on repense à la structure du LEM, le véhicule qui alunissait et dont la partie supérieure permettait de repartir, on mesure le courage qu’il fallait pour s’embarquer dans cette aventure. Alors que nous envoyons des robots explorer les planètes du système solaire, les hommes qui sont partis à la conquête de l’espace et de la lune avaient tous une carrure d’exception. A la fois pilotes d’essai, pilotes militaires et ingénieurs, ils avaient des curriculum à faire pâlir. Pour se rendre compte de leur état d’esprit, il faut voir le film “L’étoffe des héros”. Ils voulaient voler plus vite, plus haut, plus loin, et cela dans le contexte de la guerre froide et d’une folle émulation entre Américains et Russes. L’honneur de poser le pied sur la lune aurait pu échoir à n’importe lequel de ces hommes, mais ce fut Neil Armstrong. Il semble qu’il fut choisi parce qu’au moment du vol d’Apollo XI, Armstrong était un civil. Or les Américains avaient proclamé, sur une plaque fixée sur la base du LEM, et qui se trouve toujours sur la Lune, qu’ils venaient en paix au nom de l’humanité. Au-delà de la stature de héros, qu’il n’a jamais endossé complètement, Neil Armstrong était un homme humble. Il a toujours pensé qu’il n’avait qu’accompli son devoir et il ne cherchait pas à en retirer une gloire personnelle. La mort de Neil Armstrong, c’est peut-être aussi la mort d’une certaine conception de l’aventure humaine. Nous avons atteint un tel stade d’individualisme que bien peu de gens arrivent encore à s’identifier à un projet qui les dépassent et qui ne se réalisera peut-être pas de leur vivant ou bien à un projet nécessitant un haut taux d’abnégation et une grande part de risque. Comme les astronautes des années 60, les marins de l’époque des grandes découvertes avaient cet esprit aventureux. L’homme a sans cesse repoussé les limites de son univers, mais maintenant il cherche à le faire de manière virtuelle, par le biais de simulations ou en utilisant des robots.

Neil Armstrong

C’est certainement pour cela que la mort de Neil Armstrong m’a attristée. Les images de cet homme engoncé dans son scaphandre spatiale, sautillant sur la surface désolée de la lune en ramassant des cailloux m’ont fait rêver durant mon enfance. Mais la réalisation des rêves que la conquête de la Lune a suscités, comme le voyage vers Mars, est bien lointaine. J’ai appris la mort de l’astronaute sur Twitter, au moment où j’assistais à un concert dans Second Life (que de virtualités). J’ai demandé à la chanteuse d’interpréter la chanson de Frank Sinitra “Fly me to the Moon” en souvenir de lui, ce qu’elle a accepté de faire. Et hier, en allant assister à un spectacle sous la forme d’un banquet antique sous les étoiles, j’ai fait un clin d’oeil à la lune, comme l’a demandé la famille de l’astronaute à ceux qui souhaitait honorer sa mémoire.

Web TV

Après plus de 15 ans de bons et loyaux services, ma télévision a pris sa retraite. Il s’agissait encore d’un modèle avec un tube cathodique, d’une taille relativement modeste. Autant dire que son successeur, quel qu’il soit, sera plus impressionnant.

powered by Fotopedia

Je me disais qu’un simple téléviseur à écran plat ferait l’affaire. Mais en me promenant dans les travées d’un magasin multimédia, j’ai été frappée par un modèle. Non seulement il s’agissait d’une smart tv, c’est-à-dire d’une télévision qui peut accéder à Internet, mais en plus elle était dotée de commandes vocale et gestuelle. J’ai craqué. L’objet ramené à la maison, j’ai débarrassé vite fait les bibelots de la cheminée. C’est là qu’elle trône maintenant. Les essais n’ont pas été décevants. Bien entendu, on peut faire l’expérience du 3D. Dans ce domaine, les retransmissions des Jeux olympiques de Londres nous gâtent. Presque tout est en 3D. Essayez la natation ou le vélo! Les ralentis sont bluffants. Et on ne parle pas de la F1! Mais l’accès à Internet se révèle très intéressant. La télévision est munie d’un navigateur qui permet de surfer sur n’importe quel site. Pour le gérer, on peut utiliser la télécommande, ce qui est un peu pénible. La commande par geste est plus rapide, quand on a de l’exercice. On peut aussi connecter des tablettes ou des smartphones. Enfin il est aussi possible de connecter un clavier USB. Le plus intéressant est le monde des applications. Il est possible d’installer une application permettant, contre payement, d’assister depuis son salon à un concert d’un orchestre symphonique de renom en direct. Bref, cette télévision n’a plus grand chose à voir avec le tube cathodique de grand-papa. Elle permet au téléspectateur d’être actif. Figurez qu’avant l’achat de cet appareil, la télévision constituait pour moi une sorte de somnifère. J’arrivais rarement au bout d’un épisode des Experts ou bien je fusionnais deux épisodes en un (avec quelques contradictions dans l’intrigue). Depuis que cette smart tv trône dans mon salon, Morphée a perdu toutes ses batailles. Peu importe sa marque (en l’occurence, il s’agit d’une marque coréenne), elle démontre une fois de plus que l’avenir d’Internet ne réside pas seulement dans les ordinateurs. Au fait, je dois encore tester Skype sur ma nouvelle télé!

Steve Jobs in the cloud

Quand ils écriront des livres sur la fin du 20ème siècle et au début du 21ème siècle, les historiens ne manqueront pas d’ajouter un chapitre consacré à cette génération d’entrepreneurs dans le domaine de l’informatique et, plus tard, de la téléphonie mobile, car ils auront contribué à changer le monde, plus profondément que bien des chefs d’état. Des entrepreneurs issus pour la plupart de la Silicon Valley et qui ont troqué le costume contre des jeans, un tee-shirt et des baskets. Ils ne sont pas forcément les inventeurs des technologies qu’ils ont contribué à diffuser, mais ils en ont compris les enjeux et ont su trouver leur place dans les marchés et, par voie de conséquence, dans nos vies.

Steve Jobs était l’un d’eux. C’est grâce à lui que l’informatique personnelle est devenue simple à utiliser. Grâce à lui, l’interface sèche du MS-Dos s’est transformée en un bureau convivial. La souris a permis d’interagir de manière plus intuitive avec un ordinateur. Cet appareil était destiné aux informaticiens, managers, geeks et autres gamers, des gens qui se s’embarrassent guère de considérations esthétiques. Steve Jobs en a fait un objet d’une grande beauté, qui suscite le désir (et un peu de consumérisme). Fini le bakélite jauni, l’écran verdâtre et le clavier bruyant. L’ordinateur peut désormais trôner dans un salon.

Steve Jobs a aussi compris ce qu’Internet a changé dans la consommation musicale. Il a su rendre légal, commercial et rentable une tendance qui avait démarré avec les plateformes d’échange de fichiers, assimilées à du piratage. Le potentiel des téléphones portables dans l’utilisation d’Internet semblait évident depuis un certain temps, mais qu’il se concrétise. Steve Jobs a su imaginer l’appareil qui allait changer radicalement la situation. Désormais Internet n’est plus seulement accessible via un ordinateur et les appareils permettant de le consulter vont en se multipliant. En dernier lieu, les tablettes. Elles existaient déjà. Là encore Steve Jobs a su matérialiser le modèle qui nous a fait pensé que les tablettes étaient vraiment utiles, voire indispensables.

Bien sûr, toute médaille a son revers. L’univers créé par Steve Jobs est loin du monde open source basé sur le partage et l’ouverture. Le monde d’Apple est fermé et monétarisé. C’en est même un paradoxe quand on pense qu’à une certaine époque, Apple représentait une alternative sympathique face au quasi monopole de Microsoft. Ce temps là est loin, car Apple a rattrapé Microsoft en terme de chiffre d’affaire. On n’en voudra pas à Steve Jobs d’avoir refusé la pornographie sur les iPhone. En même temps, cela revenait à contrôler le contenu d’une plateforme pratiquement publique.

L’heure n’est cependant pas aux reproches. Le temps du jugement viendra suffisamment tôt. La contribution de Steve Jobs au développement de notre écosystème informationnel aura un impact durable. Il est parti jeune et il aurait certainement encore mis sur le marché des appareils fascinants s’il avait vécu plus longtemps. En même temps, il a inspiré toute une génération, dans son entreprise et en dehors. Son oeuvre lui survivra et se développera encore à travers tous ceux qui essayeront de marcher dans ses pas de géant. Pour paraphraser le titre d’un livre consacré à un moteur de recherche célèbre, ceux qui réfléchissent à l’intégration des technologies de l’information dans nos vies devront se demander, devant un problème: “qu’aurait fait Steve Jobs?”.
Tous les héros finissent par se fatiguer. Steve Jobs est parti au faîte de sa gloire, à son akmè, comme disait les Grecs. A coup sûr, il va devenir une icône et le processus vient de démarrer, à voir tous les témoignages qui ont fusé sur les homepages du monde entier. Qu’il repose en paix dans le “cloud” éternel.  Que de là, il continue à nous inspirer et à changer le monde.

Les deux commandements

Steve Jobs au paradis: les modes de communication s'en trouveront peut-être changés

Le tableau de bord virtuel de Solar Impulse

Solar Impulse, l’avion solaire, devait relier Bruxelles à Paris le 11 juin 2011. Malheureusement des problèmes techniques et une mauvaise météo l’ont contraint à faire demi-retour. Ce vol est l’occasion de voir comment, grâce à Internet, on peut suivre les déplacements de cet avion futuriste. En effet, le site de Solar Impulse offre plusieurs fonctionnalités intéressantes. On peut tout d’abord suivre l’avion sur une carte. Une vidéo live permet de voir soit l’avion, soit le centre de contrôle. Enfin, on peut voir un tableau de bord virtuel, donnant les principales données du vol: coordonnées, altitude, direction, vitesse. S’y ajoutent des informations spécifiques à un avion solaire comme l’état de la batterie. Enfin, il y a des indications concernant la météo: vitesse du vent et température.

Solar Impulse

Les médias sociaux ne sont pas oubliés. On peut lire en direct les commentaires des internautes publiés sur le site lui-même ou sur Twitter. Un blog informe aussi sur le déroulement des opérations.

http://www.solarimpulse.com/

Ainsi grâce au site Internet, il est permis à tout un chacun de vivre intensément cette aventure technologique et de partager ses émotions avec tous les autres passionnés.

Salle Rubens en 3D

Le Musée des Beaux-Arts d’Anvers offre, sur son site Internet, une visite virtuelle d’une salle consacrée au peintre Rubens. Le visiteur peut déplacer son regard dans la salle, regarder les tableaux et en obtenir une description en cliquant dessus.

Salle Rubens en 3D

http://www.kmska.be/fr/collectie/albums/Rubenszaal_3D.html

On trouve sur YouTube une démonstration de cette salle:

Salle Rubens en 3D

Pour visualiser cette visite virtuelle, le visiteur doit télécharger un plug-in appelé Unity. Unity est également le logiciel qui a servi à créer la visite virtuelle. Il s’agit d’un logiciel servant à créer des jeux aussi bien pour les ordinateurs que pour les iPhone et les iPad. Le but de ses créateurs est de démocratiser la création de jeux en 3D. Actuellement le nombre de développeurs utilisant Unity est de 500’000. Il existe une version gratuite de ce produit et une version payante.

Unity

http://unity3d.com/

Web save the Queen

La royauté britannique s’est toujours montrée friande de technologie.  En 1957 déjà, la Reine d’Angleterre avait prononcé un message télévisé. 50 ans plus tard, elle a adressé ses vœux de Noël au peuple britannique sur YouTube. Elle possède d’ailleurs un iPod que le président américain Barack Obama lui a offert en 2009. Il n’est donc pas étonnant que pour la transmission du mariage du Prince William et de Catherine Middleton, la Couronne britannique ait fait appel aux médias sociaux. Fini de rester assis sur son canapé, devant son petit écran, en écoutant le commentaire des émules de Léon Zitrone. Regarder un mariage royal aujourd’hui devient une expérience communautaire.  Tout appareil connecté à Internet était bon pour suivre l’événement en direct: ordinateur, tablette ou téléphone portable. Peu importe que l’on soit en voyage, au supermarché ou au restaurant. On pouvait découvrir la simplicité sophistiquée de la robe de mariée, le défilé des têtes couronnées et des célébrités ou la parade en carrosse. Plus encore, on pouvait obtenir facilement des informations sur les invités, l’arbre généalogique de la famille royale ou les différents palais de Londres. Mais surtout il devenait possible de partager ses émotions, sa surprise ou même ses critiques (sur certains chapeaux par exemple).

Le Palais royal avait misé sur plusieurs canaux. Le mariage a été transmis en direct sur You Tube où les images de la BBC étaient retransmises sur le Royal Channel. A côté des images télévisées, on pouvait voir défiler un commentaire expliquant le détail de la cérémonie, donnant des détails sur les personnes présentes ou décrivant les différents lieux où se déroulait l’action. Il était même possible de féliciter les jeunes mariés en postant une vidéo.

Mariage royal sur You Tube

http://www.youtube.com/user/TheRoyalChannel

Parallèlement une équipe de communicateurs commentait le mariage sur Twitter depuis Buckingham Palace. Certains messages de félicitation  était même retwittés. A mentionner celui de la reine Rania de Jordanie.

Clarence House Twitter

@clarencehouse

Enfin les photos officielles de l’événement ont été postées sur Flickr. On peut notamment y voir les images des deux gâteaux.

The Royal Wedding Cake

http://www.flickr.com/photos/britishmonarchy/

Un mariage royale anglais est tout à fait le type d’événement qui suscite un énorme intérêt et beaucoup d’émotions. De nombreuses personnes à travers le monde ont vécu ceux de la Princesse Anne et de Mark Philipps ou celui du Prince de Galles et de Lady Diana devant leur télévision (sans parler des funérailles de cette dernière). Ces téléspectateurs avaient le sentiment de faire partie d’une immense communauté qui se créait le temps d’une messe. Ils étaient cependant dans l’impossibilité de partager cet événement avec d’autres personnes que celles qui se trouvaient dans la même pièce. Maintenant il est possible de partager ses sentiments avec le monde entier, avec ses amis sur Facebook ou ceux qui nous suivent sur Twitter, de commenter costumes, chapeaux et coupes de cheveux ou alors de donner son opinion sur les dépenses liées à un mariage royal. Chacun peut avoir le sentiment de participer à l’événement sans devoir se déplacer jusqu’à Londres. Sans nul doute, cette opération ne peut que redorer le blason de la royauté. Web save the Queen!

Autres sites intéressants:

Site officiel de la Monarchie britannique: http://www.royal.gov.uk/

Site officiel du Prince de Galles: http://www.princeofwales.gov.uk/

Site officiel du mariage: http://www.officialroyalwedding2011.org/

Obama offre à la reine Elizabeth II un iPod personnalisé

Lire avec un iPad

Je me trouvais un jour dans le train, occupée à lire sur mon iPad quand un homme d’une soixantaine d’année s’est approché. Il m’a dit qu’il avait lui aussi un iPad et il voulait savoir comment on lisait des livres avec cet appareil. La réponse à cette question n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Il existe plusieurs applications permettant de télécharger des livres directement sur l’appareil et donc de les lire sans connection Internet. La plus connue est celle qui est livrée avec l’iPad: iBooks. Elle se présente sous la forme d’une étagère sur laquelle les livres sont disposés. Actuellement, elle offre des ouvrages gratuits essentiellement du domaine public (pour la plupart du projet Gutenberg). La majorité des ouvrages sont en anglais, mais il y a tout de même un choix de livres en français,  en allemand, en espagnol, en italien et en latin.

iBooks

L’application a d’intéressantes fonctionnalités rendant la lecture des ouvrages très attractive. Il est possible de copier du texte, de rechercher un terme dans le dictionnaire (en anglais seulement), de surligner un passage, d’écrire une note et de rechercher un terme dans l’ouvrage en cours de lecture, puis sur Internet. L’index permet de voir tous les signets et les notes. Evidemment, il est possible d’agrandir la police de caractère, de la modifier, de régler la luminosité et la couleur de fond (blanc ou sepia).

L’application Stanza est assez proche d’iBooks, même si elle se contente d’une liste d’ouvrages à la place d’une étagère. Elle permet d’accéder à un fond de textes du domaine public et à certaines maisons d’édition (dont O’Reilly). Outre le dictionnaire et la possibilité d’écrire des notes, il est aussi possible de partager un extrait sur Facebook et Twitter ou de l’envoyer par mail.

Enfin l’application Kindle donne accès au catalogue d’Amazon, ce qui correspond à une offre importante. La présentation des ouvrages est assez sommaire: on voit les couvertures, mais il n’y a pas d’étagère. Même s’il n’est possible que de surligner et d’annoter, l’application offre une fonctionnalité intéressante. Si elle est installée sur plusieurs appareils (iPhone, iPad, ordinateur) et utilisée avec le même compte, elle permet de synchroniser l’état de la bibliothèque et de la lecture. Si on lit quelques pages dans le train, on peut retrouver la page où l’on s’est arrêté quand on reprend sa lecture sur son portable. De plus, les passages surlignés sont agrégés par l’application et il est possible de voir quels passages ont été considérés comme intéressants par d’autres lecteurs et combien d’autres les ont mis en évidence. On s’achemine vers une sorte de lecture collective.

Parallèlement aux applications donnant accès à des bibliothèques gratuites ou payantes, il y a des applications-livres. Il s’agit essentiellement de livres illustrés ou de livres pour enfants, mais pas exclusivement. Les livres pour enfants sont très attractifs. Dans “La souris qui voulait manger un chat“, l’histoire est lue par une voix off.

La souris qui voulait manger un chat

L’iPad et les appareils similaires donnent une autre dimension à la lecture. Elle devient de plus en plus discursive. Le contexte est rapidement accessible. On peut partager facilement ses opinions, réactions, émotions. De plus, il devient possible de savoir comment les lecteurs, globalement, lisent un livre et ce qui les intéresse.