Second Life est-il mort?

Lors d’une réunion, j’ai entendu quelqu’un prendre Second Life comme exemple d’une application qui a eu un immense succès, puis a disparu. Ceux qui affirment cela ne prennent pas souvent la peine de vérifier leurs dire. Second Life continue à exister et à s’améliorer. Il est désormais possible d’utiliser des éléments de construction plus grands, ce qui permet d’économiser les fameux “primitives” ou formes fondamentales, qui sont limités sur une surface donnée. Les meshes peuvent être importés et employés pour créer des objets sophistiqués ou même des vêtements. Cela permet essentiellement de travailler en dehors du monde virtuel, puis d’importer ses créations. Linden Lab déploie des efforts pour créer une communauté et pour mettre en valeur les lieux les plus intéressants sur son guide des destinations.

J’ai donc décidé de reconstruire mes deux principales bâtisses dans Second Life. L’une est la Domus Arriana, du nom de mon avatar. Son plan s’inspire des villas urbaines d’Herculanum. La demeure est bâtie en longueur et possède un jardin à péristyle. Dans le triclinium, j’ai mis sur les murs les peintures de la Villa des Mystères de Pompéi. Le mobilier provient en grande partie du magasin de mon amie Alexia.

Domus Arriana

Domus Arriana

Domus Arriana

Domus Arriana

Domus Arriana

Domus Arriana

J’ai également entrepris une restauration du Monastère. J’ai l’intention de rénover le bâtiment, tout en laissant quelques éléments de la bâtisse originale. Pour l’instant, la bibliothèque, la salle de réunion et la crypte ont été refaits. L’intérieur de la chapelle a été entière restauré, mais le bâtiment lui-même doit encore l’être.

Monastère

Bibliothèque du Monastère

Crypte du Monastère

Salle de réunion

Chapelle du Monastère

Le travail de construction a beaucoup changé. De nombreuses créateurs proposent des éléments de construction: colonnes, cadres de fenêtre, portes, toits, … On devient de plus en plus un assembleur. Cela rehausse bien sûr la qualité des bâtiments ainsi que du mobilier.

L’avenir de Second Life est difficile à prédire. La récession américaine se fat durement ressentir. De nombreux sims ont été abandonnés. Mais le monde virtuel est financé essentiellement grâce à la location des terrains et aux transactions commerciales sur la plateforme d’achat SLMarket. En revanche, les technologies 3D ont un avenir. Depuis peu, le cinéma en 3D a suscité l’engouement. Les utilisateurs se sont habitués à voir les objets sous tous les angles. Pour la mise en valeur de certains types d’information, la 3D est particulièrement intéressante.

 

Le sommeil

Nous passons tous environ un tiers de notre vie à dormir, bien que le nombre d’heures dont chacun a besoin est différent. La multiplication des activités a tendance à écourter notre sommeil, au point qu’Ariana Huffington s’était lancée comme défi de dormir plus.

Le sommeil est le thème choisi pour notre calendrier de l’Avent 2011. Le sommeil repos, le sommeil fatigue, le sommeil frère de la mort, le sommeil fragile de l’enfant, le sommeil des animaux, le sommeil faiblesse, le temps du rêve et du cauchemar, tels sont les thèmes que la peinture occidentale a traités en montrant des personnages endormis. En 24 peintures de grands maîtres ou d’artistes moins connus, on pourra découvrir cette activité qui occupe une part importante de notre existence.

Gustave Courbet (1819 - 1877), Le Hamac, 1844

Gustave Courbet (1819 – 1877), Le Hamac , 1844

A découvrir à partir du 1er décembre 2011:

Musées virtuels prêts à l’emploi

Les musées virtuels en 3 dimensions accessibles en ligne sont à nouveau d’actualité. Deux produits au moins sont disponibles. Ils permettent de créer des espaces d’exposition en ligne. Il y a tout d’abord un produit allemand: Kunstmatrix. Il offre trois types de compte. Un compte “Basic” permet de choisir une seule salle entre plusieurs modèles, correspondant à 400 m². On peut y mettre jusqu’à 35 tableaux et 3 sculptures. Il est aussi possible de conserver jusqu’à 200 oeuvres d’art. Une page de profil donne les informations essentielles sur l’exposition et l’artiste (ou le curateur). Enfin la galerie virtuelle s’intègre facilement dans un site Web. L’activation du service coûte 300 € auxquels il faut ajouter 25 € par mois pour la maintenance. C’est une offre idéale pour un artiste qui veut se présenter en ligne. Le compte “Professional” donne plus de possibilités: plus de salles disponibles, modularité de l’espace, gestion des collections et des expositions, présentation des expositions à venir, informations sur les artistes et les oeuvres, conservation de 2000 oeuvres d’art.  L’activation du service coûte également 300 € auxquels il faut ajouter 25 € par mois pour chaque salle. A partir de 3 salles, il est possible d’avoir une réduction. C’est une solution idéale pour présenter une collection de petite ou moyenne taille ou pour présenter plusieurs expositions en même temps. Avec le service “Premium”, il est possible d’avoir son propre bâtiment et des services individualisés ainsi qu’un nombre illimité d’oeuvres. Les prix sont sur demande. Sur le site de Kunstmatrix, il est possible d’accéder à des expositions déjà en ligne. Il est nécessaire d’avoir Flash pour les visiter. Ce n’est donc pas compatible avec les iPads.

Kunstmatrix

http://www.kunstmatrix.com/

Artsteps est une application assez semblable. Elle est aussi basée sur Flash. Elle a deux types de compte “Basic” et “Premium”. Tous deux sont gratuits actuellement (pour les 10’000 premiers inscrits). Le compte Basic ne permet d’avoir qu’une exposition permanente, alors que le compte “Premium” autorise la création d’expositions temporaires pour lesquelles il faut payer. Artsteps a créé sa propre monnaie (credit) dont on peut acquérir des espèces en payant avec Paypal. Cette monnaie permet ensuite de payer la location des salles, soit 2500 credits par mois. Il faut 10 € pour acquérir 5000 credits. Artsteps présente deux avantages: il offre la possibilité de publier gratuitement une salle d’exposition. De plus, il est possible de créer son musée virtuel directement en ligne. Nous avons testé Artsteps en archivant une des expositions présentées au Monastère dans Second Life:

http://arria.artsteps.com/pages/viewexhibition.aspx?exhibition=378

L’application est un peu lente parfois, mais ses fonctionnalités sont simples et intuitives. Le téléchargement des images et leur indexation sont simples. En ce qui concerne les objets exposés, on peut choisir différents types de cadre. La navigation est relativement aisée, même si les espaces sont parfois étroits.

Artsteps

http://www.artsteps.com/

Les deux applications permettent aussi d’exposer des objets en 3D. Malgré l’avantage de la navigation via un navigateur Internet et donc sans la nécessité de télécharger un logiciel supplémentaire, ces deux applications génèrent des expositions très standardisées. A mes yeux, Second Life ou Open Sim restent des alternatives intéressantes: on peut y construire soi-même son bâtiment avec beaucoup plus de possibilités, disposer les salles à sa guise, intégrer des textures. Les objets peuvent être animés. Second Life ou Open Sim sont aussi des réseaux sociaux qui permettent de rencontrer d’autres visiteurs, de discuter avec eux et, surtout, de travailler à des expositions à plusieurs directement en ligne. Et tout cela, pour un prix comparable en ce qui concerne Second Life (en tant que locataire) et même moindre en ce qui concerne Open sim où on peut obtenir un sim complet pour 20 à 40 US$, sans frais de mise en service.

Exhibition Famous Lovers in Second Life

http://slurl.com/secondlife/Monastery/172/108/99

Un nouveau sim pour le Monastère

Le Monastère est une institution à but culturel qui se trouve dans Second Life. Il présente régulièrement des expositions thématiques ou artistiques. Sis depuis un an et demi sur le sim Alpine Meadow, qui fait partie de la Confederation of Democratic Simulator (CDS), il vient de déménager sur le sim voisin qui vient de naître. Ce sim porte lui aussi le nom de Monastère. Il s’agit en fait d’un sim “allégé”, homestead selon la nomenclature de Linden. Ce type de sim comporte moins de briques de construction (3700 au lieu de 15’000) et a des performances moins grandes (il ne supporte que 20 avatars simultanément). Il est tout à fait idéal pour une institution comme le Monastère, qui connaît un trafic régulier plutôt qu’un afflux lié à un événement. Comme il comprend moins de briques de construction pour une même surface que les sims normaux, il permet d’avoir une densité d’habitation moins élevée. Ainsi il n’y a que 6 parcelles pour résidents, à côté du Monastère. Cela laisse beaucoup de place pour se promener dans le paysage de montagne qui a été conçu pour le sim.

Le Monastère sur son sim

Le Monastère a été déménagé tel quel, à quelques détails prêt. L’orientation du bâtiment a été modifié: il a subi une rotation de 25 degrés. Le mur de façade a aussi été transformé en colonnade, pour le rendre ouvert et inviter les visiteurs à entrer.

Le Monastère sur son sim

Le bâtiment surplombe une gorge profonde dans laquelle s’écoule un torrent.

Le Monastère sur son sim

La cascade constitue l’un des principaux éléments du paysage du sim.

Le sim du Monastère (Monastery) fait lui aussi partie du CDS et sa création est l’aboutissement d’un processus décisionnel démocratique. Le projet a fait l’objet de plusieurs débats. Maintenant le Monastère peut continuer ses activités dans son nouveau cadre.

http://slurl.com/secondlife/Monastery/195/125/99

Second Mirror

Second Life donne à ses résidents une impression saisissante de réalisme. Alors que tout pourrait être fantaisie, les maisons et les infrastructures ressemblent beaucoup à ce qu’on voit dans le monde réel. On peut y acquérir l’équivalent en pixels de meubles, de vêtements, de véhicules. A la longue, on a l’impression qu’évoluer dans ce deuxième monde est assez semblable à vivre sa première vie. Pourtant certains signes ne devraient pas tromper. Que se passe-t-il par exemple quand on passe dans un miroir dans Second Life? Une chose extraordinaire qui ne devrait frapper notre imagination: le miroir ne réfléchit pas notre image. Il en va de même quand on se penche sur une surface d’eau ou bien quand on passe devant une surface vitrée.

Ce simple fait doit nous rappeler, si besoin est, que les mondes virtuels sont le fruits d’algorithmes programmés. Ils ont les caractéristiques du monde réel qu’on veut bien ou qu’on peut leur donner. Dans Second Life, la matière est une image de la matière réelle: elle n’en possède donc pas forcément les propriétés. Souvent les designer jouent sur des textures qui donnent une apparence identique. Mais des propriétés comme la réflexion des images ou les ombres devraient faire l’objet de développement dans le système lui-même. C’est du reste envisageable et on peut sûrement trouver des exemples de mondes virtuels avec des ombres ou des surfaces réfléchissantes. Cela peut par exemple être le cas dans le domaine des jeux sur ordinateur ou console, où le monde est plus limité et moins générique. Pour revenir à nos miroirs de Second Life, des designers ont tenté de réaliser des objets ayant la même fonctionnalité avec plus ou moins de bonheur.

Un bref retour sur une journée ordinaire montrera que nous sommes constamment soumis, dans le monde réel, à des surfaces réfléchissantes: à la maison, dans les restaurants, chez le coiffeur, etc… L’homme et son reflet ont une histoire complexe, remontant à l’époque où un humain s’est reconnu ou a reconnu l’un de ses semblables dans une mare. Divers contes et mythes montrent les relations complexes que l’homme entretient avec son miroir. La plus connue est probablement celle de Narcisse.

L’homme a essayé de construire des miroirs, tout d’abord en polissant la pierre, puis le métal. Puis le verre est arrivé. Si les miroirs de Second Life ne restituent pas notre image, Second Life constitue peut-être lui-même un reflet de notre propre. Le thème du miroir fait donc l’objet d’une exposition dans Second Life, plus exactement dans le Monastère du sim d’Alpine Meadow, sous le titre Second Mirror. L’exposition dans l’espace virtuel est doublée par un site Internet reprenant en partie sa scénographie.

Second Mirror - Affiche

SLURL: http://slurl.com/secondlife/Alpine%20Meadow/198/106/97

Site Internet: http://be-virtual.ch/mirrors/

Dans cette exposition, on peut s’immiscer dans trois fables ayant pour thème central un miroir ou une réflexion:

  • Narcisse qui tombe amoureux de sa propre image qu’il regarde sur une surface d’eau
  • La Méduse qui se pétrifie elle-même en croisant son regard dans son reflet sur le bouclier de Perseus
  • Blanche-Neige dont la belle-mère avait un miroir omniscient

Une saynète supplémentaire montre aussi le miroir brisé comme symbole de malheur: si un visiteur le casse par inadvertance, le miroir fait apparaître le message “7 ans de malheur”.

Cette exposition permet aussi de se confronter à des miroirs semblables à ceux que nous confrontons dans notre quotidien, mais qui ne rendent aucune image. Le visiteur pourra aussi découvrir l’ingéniosité de certains développeurs qui ont tenté de tirer partie du système pour créer de pseudo-miroirs. Enfin, il découvrira les activités de résidents de Second Life qui se prennent en photos avec des surfaces supposées réfléchissantes, puis retravaillent ces images pour y ajouter un reflet. Deux oeuvres sont exposés, mais de nombreuses autres sont visibles sur Flickr:

http://www.flickr.com/groups/slmirrors/

Avatar and mirror

Les symboles de l’amour

The heart, première mise en ligne par arria.marcella.

Tel est le titre de la dernière exposition du Monastère, qui s’est ouverte le 14 février, le jour de la Saint-Valentin. La participation à l’exposition était ouverte à tous. Trois artistes ont présenté une oeuvre.
En entrant dans la chapelle du Monastère, où se tient l’exposition, on voit tout d’abord ce grand coeur et, si l’on a le son, on peut même en entendre les battements. Du verre de champagne, ce sont les vers d’un poète grec qui sortent à la place des bulles. Cette oeuvre est due à Alexicon Kurka, un résident de Second Life qui recrée avec talent des instruments de la Grèce ancienne.
Deux autres oeuvres sont visibles. L’une est une représentation du Taj Mahal. En effet, suivant la suggestion d’un autre résident de Second Life qui nous proposait d’exposer le Taj Mahal, comme symbole de l’amour, nous avons recherché dans le monde virtuel si ce bâtiment y avait été reconstruit. La version de Furia Freeloader, que nous avons découverte, était trop grande pour pour pouvoir être exposée dans la chapelle. Nous avons donc choisi de la présenter autrement. Nous en avons mis une image sur un des murs et nous avons reconstitué le long bassin dans lequel un reflet du vrai Taj Mahal apparaît. Il s’agit d’une photo du monde réel. Ainsi les deux mondes se rencontrent. Devant le bassin, nous avons mis un banc avec une seule “pose ball”. Il s’agit d’un élément très commun dans Second Life, permettant grâce à un simple clic de faire prendre une certaine posture à un avatar. C’est à dessein que nous n’avons qu’une seule “pose ball”, de couleur rose, donc destinée aux femmes. Cela rappelle la fameuse photo de la princesse Diana, qui était assise seule devant le monument. La photo avait fait le tour du monde et elle constituait une sorte de pré-annonce de la séparation du couple princier.
La dernière oeuvre est un grand panneau portant le mot amour dans de nombreuses oeuvres. Elle est le fait d’Ingeborg Apflelbaum, une poétesse du monde virtuel qui créé des activités autour de la poésie.
Finalement la curatrice de l’exposition, Arria Perreault, a déposé dans des vitrines trois symboles de l’amour. Deux sont classiques: un coeur et l’arc de Cupidon. Entre les deux, on peut admirer une paire de “pose balls”, une bleue et une rose, permettant à un couple de SLiens de s’embrasser. Dans Second Life, c’est vraiment un symbole de l’amour.
Grâce à cette exposition, la bibliothèque du Monastère s’est enrichie d’un ouvrage, une traduction anglaise du Banquet de Platon, un ouvragé dans lequel on se demande ce qu’est vraiment l’Amour.

Voilà à qui donne une idée du travail d’une curatrice d’exposition dans Second Life.

Pour en savoir plus:

Blog du projet “The Monastery”

http://ammonastery.wordpress.com

SLURL du Monastère

http://slurl.com/secondlife/Alpine%20Meadow/243/103/97

Les Rois arrivent au Monastère

Pour le jour de l’Epiphanie, les Rois se sont arrêtés au Monastère, sous la forme d’une petite exposition de représentations de l’Adoration des Mages.
Dans quel lieu est-il possible d’accrocher, en quelques heures, un Giotto, un Botticelli, un Dürer, sans contrainte?

Le Monastère est en place

Le Monastère a enfin rejoint son cadre: le sim Alpine Meadow.

Ses trois principales parties sont presque complètement aménagées, prêtes à recevoir des visiteurs:


La chapelle qui servira de cadre à des expositions


Le cloître avec, en son centre, une fontaine et, pour les fêtes, un sapin décoré


La bibliothèque et le scriptorium

Cet ensemble est l’oeuvre de cinq personnes, venant de pays et même de continents différents. Chacun a apporté ses compétences particulières: construction, textures, scripts, etc.. La collaboration s’est faite naturellement, même si les horaires décalés entre les Etats-Unis et l’Europe ne facilitent pas toujours les choses. Je me souviens que l’une des constructrices arrivait au moment où j’allais me coucher. Nous n’avions qu’un bref moment pour échanger des idées.
La construction du bâtiment ne s’arrête pourtant pas là. Il sera amélioré sans cesse. Nous prévoyons, par exemple, d’y aménager une crypte.

Lien direct (pour ceux qui ont un compte sur Second Life):

http://slurl.com/secondlife/Alpine%20Meadow/216/102/97

Un nouveau sim dans Second Life: Alpine Meadow

Le troisième sim du CDS (Confederation of Democratic Simulators) était en préparation depuis plusieurs mois. L’idée principale du projet était de lier les deux sims existant: Neufreistadt (une cité médiévale bavaroise) et Colonia Nova (une ville romaine créée sur le modèle de la Cologne antique). Comme Neufreistadt a une altitude élevée et que Colonia est pratiquement au niveau de la mer, ce sim intermédiaire doit avoir une pente avec un degré très fort. C’est donc le thème d’une prairie alpine qui s’est imposé (ou un mayen, si vous préférez…).
Ce sim présente une particularité: afin de conserver son aspect campagnard, les parcelles sont éloignée les unes des autres pour laisser des espaces vides. Grâce à cela, les parcelles sont dotées d’un nombre de primitives (briques de construction) double de celui qu’on a habituellement dans Second Life.
Désormais la vente des parcelles est ouverte à tous. On trouvera tous les renseignements utiles sur la page suivante du forum du CDS:

http://forums.slcds.info/viewtopic.php? … t&sd=a

Les personnes qui acquièrent une parcelles devront construire des bâtiments respectant le thème: ferme, chalet ou maison forte (petit château). Elles auront aussi droit de cité dans le CDS qui gère ses sims à travers un gouvernement élu démocratiquement tous les six mois et qui s’est doté d’une constitution.

Un seul bâtiment est prévu dans le plan du sim: le Monastère. Il s’agit d’une reconstitution d’un monastère médiéval, vaguement inspiré de celui de Saint-Ursanne (mais sans aucune précision). Ce monastère est désécularisé (donc lié à aucune communauté religieuse). L’achat du terrain a été possible grâce à des dons. Le Monastère sera géré par une ONG qui y développera des activités, essentiellement des expositions, des discussions, des conférences, des performances, des concerts. Le Monastère est ouvert à tous et se veut aussi un lieu d’accueil dans Second Life.


Futur emplacement du Monastère


Place occupée par le batiment


Vue sur la cascade du côté de la bibliothèque


Vue sur le château de Neufreistadt depuis le clocher de la chapelle

Monastère dans Second Life

Ces images sont celles d’un monastère en construction sur Second Life. C’est l’un des projets qui m’occupent actuellement. Ce monument devrait trouver place sur un sim qui n’existe pas encore. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une reconstitution. Les reconstitutions exactes sont difficiles à faire dans Second Life pour des raisons techniques. Le nombre d’éléments sur une certaine surface est limité, ce qui impose des choix. De plus, il n’est pas possible d’importer des mesures de bâtiments comme cela peut se faire dans certains logiciels 3D*.
Pourquoi un monastère dans Second Life? Dans ce cas précis, il n’abritera pas une communauté religieuse. Il est censé prendre place dans un sim entre une ville romaine et une ville médiévale. Les monastères sont les institutions qui ont fait le lien, dans la transmission des savoirs, entre ces deux époques. Ce monastère se présentera plutôt sous la forme d’un monument restauré dans lequel on pourra organiser des réunions et des expositions. De plus, il devrait jouer le rôle de lieu d’accueil pour les néophytes. Ces derniers devraient y trouver des informations et peut-être y rencontrer des personnes expérimentées pour les conseiller.


Vue aérienne


Le cloître

Il y a encore beaucoup de travail à effectuer. Quand le gros-oeuvre sera terminé. Il s’agira de travailler sur les textures, un domaine passionnant. Enfin, il faudra le scinder en plusieurs grands morceaux pour le déménager.

* Second Life permet toutefois d’importer des éléments construits avec des logiciels 3D. Cette technique devrait permettre de créer des éléments plus complexes.