Un autre regard

L’avantage d’événements comme les conférences Lift est de donner l’occasion de porter un autre regard sur le Web et les nouvelles technologies. Un nouvel angle de vision

Olivier Glassey et Christian Heller nous ont parlé de la vie privée. Voilà un concept que chacun pense connaître. Après ces exposés, on comprend que la notion de vie privée n’a pas toujours existé. Au Moyen-Âge et dans les sociétés rurales, elle était inexistante, car tout le monde se connaissait et s’épiait. La vie privée a émergé peu à peu, avec la naissance de l’individualisme. Elle va encore évoluer. Les réseaux sociaux induisent de nouvelles pratiques. Fait intéressant: il semble que dans Facebook, les gens ont tendance à faire un portrait d’eux plutôt réaliste.

Catherine Lottier, Virginia Mouseler, Mercedes Bunz ont évoqué l’avenir des médias traditionnels dans un monde de plus en plus imprégné par les technologies de l’information. Les deux premières ont montré, exemples à l’appui, que les contenus et la forme des médias traditionnels sont de plus en plus influencés par les les nouveaux médias. Ils utilisent leurs codes comme l’immersion, la simulation, … Mercedes Bunz nous a invité à réfléchir sur la place de plus en plus grandissante des algorithmes dans la production et la diffusion des contenus. Il existe même des systèmes informatiques permettant de générer des comptes-rendus de rencontres sportives. Cela remplacera-t-il vraiment le journalisme?

Toujours pour nous permettre de prendre une certaine distance, une pédicure est venue nous parler de son métier, un métier où les ordinateurs et les technologies de l’information ne jouent aucun rôle.

Parallèlement aux ateliers et aux sessions, Lift10 présente des créations de start up ou d’inventeurs. Dans le hall du Centre des congrès, il y a des tables où il est possible de voir des démonstrations. Deux chercheurs de New York University ont fait une démonstration d’un dispositif permettant de simuler la vision d’une fourmi. Un casque contient un petit écran et deux “gants de boxe” supportent les caméras. L’une des deux caméras a une vision microscopique. Les mêmes inventeurs ont créé un système analogue pour voir comme une girafe. Dans ce cas, la caméra est placé un peu au-dessus de la tête.

Vision de fourmi

Sur une autre table, on pouvait assister à une démonstration d’un objet qu’on peut définir ainsi: entre un lapin Nabaztag et un tamagochi. Il s’agit d’une petite créature de plastique appelée Deskfriend et qui rappelle vaguement un pingouin. Sa docking station est lié à l’ordinateur via un câble USB, mais la créature peut se déplacer librement sur le bureau. Il faut un compte Facebook pour la configurer. Ensuite elle peut lire des fils RSS, avertir de l’arrivée d’un email (côté lapin Nabaztag). Il faut cependant s’occuper d’elle en la nourrissant et en lui donnant des cadeaux (depuis Facebook). Dans le cas contraire, elle manifeste son mécontentement (mais heureusement elle n’en parle pas sur Facebook). Elle réagit aussi aux caresses.

Deskfriend

Toujours dans la perspective de modifier son angle de vue, une start up propose de créer une page ayant l’apparence d’un journal en ligne à partir d’un compte ou d’un hashtag Twitter. Le système lit tous les tweets, suit les liens, regarde les messages des personnes suivies et il compose la page Internet. Plutôt que d’avoir une homepage de news stardand, on obtient une offre spécialisée, adaptés à ses goûts ou thématique.

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